(REPLAY) Ma grande conférence sur le transhumanisme et mes ateliers lors du Mutalab, Festival d’Avignon.

J’ai eu la chance de participer au Mutalab lors du festival d’Avignon.
J’ai eu la chance d’animer des ateliers de sensibilisation à la modélisation des objets 3d dans le quotidien du handicap.

J’ai eu la chance aussi d’animer une grande conférence sur le thème de l’Homme augmenté et du transhumanisme aux côtés d’Eric Monacelli (professeur des Universités (UVSQ – Université Paris Saclay) / et de Laurence Devillers (professeur en intelligence artificielle au LIMSI-CNRS)

Dont voici le replay :

[On parle de nous] Le progrès nous consacre un article.

L’handicapologie : une vision globale pour penser le handicap de demain.

Il n’est jamais évident de qualifier une nouvelle approche qui peut-être un jour donnera une nouvelle science à part entière.

Je n’ai pas créé ce concept par hasard. Il est pour moi le résultat d’une vision généraliste qui fait appel à énormément de connaissances en sciences sociales et sciences techniques.

L’Handicapologie est une vision globale faite pour répondre aux besoins individuels.

Elle fait appel à de nombreuses sciences sociales comme la sociologie, la psychologie clinique, l’anthropologie ainsi qu’à l’intégralité des champs médicaux comme la médecine rééducative ou encore le trans-humanisme. C’est aussi tout un panel des sciences techniques et de l’ingénierie qui viennent se mêler à cette approche et qui proposeent des réponses très concrètes aux besoins de chacun. Au fond c’est plus d’une centaine de disciplines qui interviennent.

C’est une méthode de travail qui ne segmente pas les compétences. Par exemple il est difficile d’apporter des réponses d’accessibilité sans avoir les compétences techniques sur les matériaux ou encore sur l’éthologie humaine et son environnement.

Quand j’ai créé en 2009 le cabinet national d’Handicapologie, devenu par la suite Handicapologie. Je voulais apporter une réponse globale la plus étayée possible pour trouver des solutions à chaque grande famille de handicaps.

La force d’un collectif qui réfléchit est de pouvoir proposer dans un laps de temps défini la solution la plus adaptée à travers les compétences de chacun. Mais la compétence qui me semble la plus intéressante est celle de l’usager elle-même. Aujourd’hui nous la qualifions d’ux.

Le handicap a souvent été vu sous un champ médico-social exclusivement ; reléguant souvent le rôle de l’usager un simple rôle au mieux consultatif et au pire complètement dégradé et relégué au simple décorum.

Il était important de remettre la plainte et le besoin au centre de la réflexion.

Quand un client associatif ou une entreprise m’appelle pour définir de son développement autour de sa politique handicap j’aime mettre autour de la table au sein d’un comité consultatif tous ces professionnels mais aussi les usagers des futurs services et bien sûrs les gestionnaires. On doit débattre, on doit être force de proposition tout en ayant en tête les faisabilités du projet et bien sûr cela en restant dans les limites budgétaires accordées.

L’Handicapologie est pour moi bien plus qu’une forme de pensée ou une méthodologie de travail c’est une obligation de résultat. À quoi bon penser le handicap de demain si ce n’est que dresser des idées dans un carnet ? J’aime donner cette vision réaliste à cette énergie commune pour résoudre des problèmes.

Elle a aussi pour vocation de sensibiliser à des nouvelles formes réellement inclusives mais aussi à faire émerger dans les esprits que le handicap n’est pas seulement un concept de solidarité. C’est un nouveau marché économique qui a besoin d’être satisfait comme tous les autres.

La force d’Handicapologie et de mon cabinet est aussi de s’adapter aux conditions anthropologiques et sociologiques de chaque pays de leurs territoires.

Nous n’élaborons pas un plan d’accessibilité touristique au Bangladesh comme dans une grande ville américaine.

Certains verront dans cette adaptabilité permanente une source de problématiques, moi j’y vois une source de richesse créative.

Et cette créativité passe souvent par un pari sur l’avenir comme par exemple avec la réalité augmentée ou encore l’émergence du métavers et bien plus encore à venir.

N’hésitez pas à poser vos questions ou à nous contacter sur le site de HANDICAPOLOGIE

Quand un de mes partenaires a gâté mes petits auditeurs lors d’une intervention scolaire.

Le 5 février à l’occasion de la semaine Olympique et Paralympique j’étais de retour à l’école des chênes de Chaponost pour parler de mon expérience de sportif handicapé professionnel avec les enfants.
Vous le savez c’est un truc que J’ADORE !

J’ai pu longuement échangé avec les enfants en répondant à leurs questions toujours pertinentes et souvent emplies de bienveillance parfois d’humour et d’évidences . Ce genre d’intervention est piloté par des équipes pédagogiques qui ont le mérite de faire un travail formidable .

Suite à la communication que j’ai pu faire sur cet évènement sur Facebook , Yann Tschumi ceo de Compresssport m’a contacté pour offrir un goodie pour chaque enfant et chaque encadrant pédagogique . C’est plus de 320 sacs de trail que j’ai pu offrir à chacun il y a quelques semaines. C’est une geste extrêmement généreux de la part de cette société d’Annecy qui vend de l’équipement sportif et avec qui je partage des valeurs d’engagements fortes.

Il y a quelques jours j’ai reçu cette photo de la part d’une enseignante et cela démontre comment les enfants se sont appropriés les sacs !

Alors svp n’hésite pas à aller sur leur site COMPRESSSPORT. Vous y trouverez des vêtements techniques pour tous les sports mais aussi des vêtements de compression pour le voyage. Je peux vous l’assurer non seulement le prix mais surtout la qualité sont exceptionnels intéressants.

Pensées et expériences d’un handi-entrepreneur éco-responsable.

Quand on est entrepreneur ce n’est pas les idées qui manquent. Une par heure en moyenne en ce qui me concerne lol

Mais la constante qui prédomine dans ma manière d’entreprendre, c’est de le faire d’une manière responsable.

Responsable sur le plan humain à travers une politique RH digne de ce nom et je ne manquerai pas d’aborder cette question dans un futur article. Mais aussi plus que jamais avoir une politique éco responsable dans le but d’atteindre la neutralité carbone.

Dans certains métiers cela devient une prouesse . Depuis maintenant deux à trois décennies nous avons pris pour mauvaise habitude à travers la mondialisation de consommer des produits de l’autre bout du monde. Peu chers mais souvent de basse qualité et peu générateur d’emplois. Quand ils ne sont destructeurs pour l’humain et la planète.

Je n’ai jamais non plus adhéré à tous ces labels commerciaux qui n’ont souvent pour objectif que de verdir le marketing et de tromper le client. Nous avons tous en tête le bio français et le bio marocain qui ne sont pas du tout la même chose en terme de polluants et de bénéfices pour la santé.
J’ai aussi trop bien connu les projets connotés « handicaps » qui n’ont d’exemplarité que les quelques mots sur le papier.

Mon aventure avec la relocalisation française a commencé avec mon besoin il y a près de 22 ans pour ma carrière sportive. À l’époque le seul tricycle que je pouvais utiliser en compétition faisait une trentaine de kilos. Ce n’était plus du vélo c’était du char d’assaut lol .

Il a fallu que je croise la route d’un petit artisan alsacien et de son génie créatif pour que je libère enfin tout le potentiel de mon tricycle et de ma discipline par la suite.

Ensuite en 2006 j’ai croisé la route d’un autre artisan de la région stéphanoise qui fabriquait depuis une trentaine d’années des vélos pour la compétition professionnelle. Ce dernier en voyant mon tricycle se mit en tête de me fabriquer « à l’ancienne » mon nouvel étalon. Quand je dis à l’ancienne c’est papier , crayon, tube d’alus et architecture artisanale. Mon tricycle n’a pas fait 100 000 km à travers 15 pays pour finalement m’être livré avec une peinture en Turquie un assemblage des roues en Chine et un coup de nettoyage en Bulgarie. il était produit dans un petit bled de la Loire de A à Z.

Faits marquants 240 000 km plus tard et des dizaines de milliers d’heures d’entraînement et de compétition plus tard il n’a jamais bougé. Le matos mondialisé lui aurait sans doute fini à la poubelle au bout d’un an.

Il faut bien comprendre que les grandes idées de ce type la, avant d’avoir un process industriel sont souvent issues de la matière grise d’individualité et de compétence exceptionnelle de petits artisans qui se font rares sur la planète. Pourtant l’histoire nous a démontré que les compétences et les expériences ont existé puis ce sont amoindries et ont fini par disparaître.

Si je prends l’exemple de mon tricycle. Il est issu d’une technologie Française qui a plus de 100 ans La France, historiquement est un pays particulièrement reconnu pour ses innovations et son terreau industriel « cycles ». Le tricycle fin 19e début 20e était un mode de transport extrêmement répandu. Mais l’arrivée de la voiture a tout simplement conduit les déplacements doux à disparaître et faire disparaître par la même occasion les savoir-faire. En 99 puis en 2006 il ne restait que cinq artisans spécialistes des métiers du cycle qui ne formaient plus de nouveaux artisans.

Je pense sincèrement que les solutions d’avenir en termes d’écologie proviennent souvent de l’histoire. Bien sûr il y a des nouveaux matériaux et de nouveaux process industriels. Mais bien sûr si nous ne maîtrisons pas l’histoire même de la technologie si nous ne nous souviendrons pas de comment cela a été élaboré et comment cela a évolué.

Aujourd’hui quand je lance un nouveau projet et comme je l’ai fait pour toutes mes boites, il est important pour moi et mes collaborateurs de faire un état des lieux non seulement des technologies que nous avons besoin mais aussi l’historique de ses technologies. Qui détient les process ? Comment faire évoluer les compétences ? Peut-on les rendre moins impactant ? Quels sont les besoins humains, comment vont-ils se développer dans les années à venir ? Il y a-t-il des besoins de formation? Comment rendre le travail plus efficace mais aussi plus plaisant ?

J’aime aussi mettre en adéquation la problématique transport. Je considère qu’il est important non seulement de réduire les déplacements mais aussi dans la mesure du possible d’avoir un système de production ou de compétence-service qui soient imbriqués les uns avec les autres dans un rayon maximum de 50 kms. Reste après à multiplier le modèle dans les autres zones géographiques où l’on souhaite vendre son produit. Cela inclut par la même occasion la création d’emplois. Ne pas oublier non plus la digitalisation qui est pour moi source d’intelligence collective mais vecteur aussi de confort en supprimant par exemple les déplacements.

Je garde comme modèle que l’on produire localement et que l’on doit professionnaliser à travers la formation et la création d’emplois. Le produit se doit aussi d’être de qualité réellement made in France et non axé sur l’obsolescence programmée. Derrière il y a une vraie demande de la part du consommateur pour un produit sincèrement éco responsable. Cette demande doit être doit être encouragée par une transparence et une traçabilité accrue . J’aime que les gens puissent savoir ou comment et par qui sont produits ce qu’ils ont acheté et bien sur comment il sera recyclé après la mort de leurs achats.

J’adore échanger avec les enfants dans les écoles depuis 25 ans! Retour à l’école des deux chênes !

Pour la deuxième fois, j’ai eu la chance d’intervenir à l’école des deux chênes à Chaponost.
A l’invitation de son équipe enseignante et à l’occasion de la semaine paralympique et olympique, j’ai pu parler avec 5 classes du CP au CM2.
Nous avons abordé ma vie d’athlète professionnel en situation mais aussi j’ai pu leur parler de mon handicap et de mon organisation passé à venir.
Ce sont des louloutes et loulous très investis et qui ont posé plein de questions pleines d’empathie et de bon sens.
J’ai adoré la petite surprise qu’ils m’ont fait , ils sont arrivés avec mon prénom décomposé sur des feuilles de couleurs et chaque lettre était associée à un adjectif me qualifiant !

Il y a dans cette école un petit loulou qui a une myopathie et donc il y a déjà un gros travail pédagogique de fait depuis longue date.
Je suis toujours impressionné quand l’équipe pédagogique qui n’est pas seulement les professeurs, mais aussi tout le reste de l’équipe arrive à créer une vraie cohésion. Cela permet souvent de donner une bienveillance et une inclusion bien réelle ! A chaque fois que je viens dans cette école j’ai le sentiment d’une équipe apaisée. Et comme le confie sa directrice  » les parents jouent aussi le jeu « .

Je suis profondément attachés aux enfants car ce sont leurs sourires que je vois en premier quand je suis en fauteuil.

Cette fois-ci et depuis 25 ans que je vais dans les écoles, il y a eut beaucoup de questions pratiques.  » Comment tu te douches?  »  » Comment tu montes dans une voiture ? » etc.
J’ai bien senti qu’ils ont intégré le handicap comme un désagrément mais que ce dernier est compensable. Ils avaient besoin de réponses concrètes.
J’essaie toujours quand j’interviens de donner une vision très personnelle et à la fois de répondre avec vision globale. Je me vois pas parler de mon handicap sans évoquer toutes les autres formes plus ou moins visibles et plus ou moins invalidantes.

Photo Isabelle Cinquin


J’ai pu aussi évoqué comme j’aime souvent le faire , l’handisecourisme et le coté sécuritaire du vélo, roller . Toujours les sensibiliser à leurs sécurité, à comment ils peuvent aider. Parfois même sauver des vies.

Enfin pour clôturer ces 03h 30 d’échanges un dernier cadeau m’été offert. Au moment de partir sortir de l’école, deux petites CE2 sont venues me voir pour me dire qu’elle me reconnaissent suite à l’intervention d’il y a deux ans . J’ai l’immense sentiment de laisser une trace positive dans l’esprit de ces enfants, mais je n’y arrive pas sans le travail de l’école mais aussi des parents !

Alors si bien sur sûr vous avez besoin de mes services pour parler. Vous savez où me trouver ! 😉

Deuxième émission avec l’association SEO CAMP. Je parle de la politique Handicaps de Airbnb.

Chaque lundi matin, des experts et amis de l’association SEO-Camp présentent et analysent les faits marquants de la semaine. Episode 6 Participants : Christophe Vidal (animateur) Stéphane Bonvallet David Chelly Kevin Jourdan 0:50 Réapparition de Jack Ma (Alibaba) 1:20 Octave Klaba (OVH) a été vacciné contre le Covid 3:55 Tik Tok dépasse Facebook en nombre d’utilisateurs mensuels. 9:35 La France va consacrer 1,8 milliard d’euros aux technologies quantiques 12:50 Indy lève 35 millions d’euros pour se substituer aux experts-comptables 16:50 Webflow lève 140M$ 19:40 The Family face à la fronde de petits actionnaires 24:15 Resto du Coin : soutien aux restaurateurs 31:20 Fiasco des rachats de sites par TF1 34:05 Dotmarket nouveau partenaire de Flippa pour les sites francophones 36:20 Campagne d’accessibilité AirBnB

Je rejoins comme chroniqueur la Team SEO Camp !

A l’invitation de David Chelly J’ai rejoint la SEO Camp, une association française du monde du Web composée de spécialistes et d’entrepreneurs français.
J’ai apprécié d’autant plus qu’elle est issue de membres qui font le Web français non seulement dans l’Hexagone mais à travers le monde.


Je vais pas vous le cacher je découvre quasi totalement ce monde du référencement et du nom de domaine. c’est aussi pour cela que j’ai décidé d’apporter ma vision de la digitalisation du handicap.

En deux émissions j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur un monde qui pour moi était invisible. Alors oui j’ai lu des livres, oui je me formais et sensibilisais mes collaborateurs à ces métiers mais je préfère faire appel à des gens qui sont beaucoup plus compétents que moi quand j’ai besoin. C’est très intéressant parce que cela permet de confronter mes différents cœurs et de compétences/métiers à celui d’un monde qui œuvre dans l’ombre et qui est pourtant si vital.
Les échanges dans le groupe sont non seulement créateurs d’une grande expertise mais aussi et surtout permet une parole libérée et assumée. On ne progresse pas dans la société sans remise en question.
Je vous invite donc à découvrir le premier épisode de la semaine dernière et à suivre tous les lundis matin le nouvel épisode qui va venir.

J’ai beaucoup animé mais aussi créer des podcasts et autres live streaming ainsi que des vidéos YouTube pour des clients. J’ai rarement pris la parole sur des sujets qui pourtant m’impactent profondément dans ma carrière sportive mais aussi au sein de mes différentes activités entrepreneuriales je dois bien avouer aussi dans mes activités universitaires et de secours. Le monde du Web et sa digitalisation sont partout. Difficile aujourd’hui de se passer d’un bon site Web bien référencé, propre en termes de code, et surtout pour ma partie la plus importante normalisé aux normes d’accessibilité numérique handicap. Les savoir-faire en faite entre ce monde des professionnels mais aussi de leurs clients et les savoir-faire de mon entreprise de conseil sont en faite très proche. C’est pour ça qu’il était important de mutualiser les compétences et les informations au sein de ces vidéos YouTube et de ce podcast.

Vous le découvrirez au fur et à mesure des semaines mais c’est un groupe très bienveillant qui se serre les coudes parfois face aux géants du Web.
Vous trouverez ci-dessous la chaîne YouTube pour vous abonner.

N’hésitez pas non plus à me dire si vous avez des sujets que vous voulez que j’aborde ou des questions à poser au reste de l’équipe.

Le syndrome du fauteuil roulant et de la chaise bureau !

Je ne sais pas vous mais moi quand je vais faire mes courses dans un supermarché. J’ai toujours un immense problème : soit ce que je désire acheter est trop dans le rayon soit c’est trop bas. ( J’ai vu quelques solutions dans les magasins à Hong-Kong)

Quand je dois utiliser mon environnement. Ne serait-ce que mon poste de travail informatique, mon bureau est trop haut ma chaise est trop basse trop large trop étroite. Les pieds ne touchent pas le sol, je suis trop droit, trop penché. C’est toujours le même bilan au mieux c’est inconfortable au pire cela crée des douleurs.

Même chose de la vie de tous les jours quand il s’agit de se déplacer. Les pentes accès sont trop raides, les boutons d’ascenseur trop trop bas, les contrastes à l’écran des distributeurs automatiques pas adaptés. C’est un combat perpétuel c’est une fatigue constante pour faire quelque chose qu’une personne valide n’a même pas besoin de réfléchir.

Depuis l’arrivée de la domotique et des objets connectés c’est un peu plus simple. J’ai pu adapter mon environnement à la maison avec des ampoules connectées, des prises connectées avec mais aussi à la place d’utiliser une clé pour la porte d’entrée un digicode ou encore une télécommande de garage avec une porte électrique pour ne plus avoir à dépenser ( plus de pognon ceci dit) encore et encore de l’énergie donc à avoir en stock encore encore et encore de la fatigabilité.

Je n’ai jamais compris pourquoi malgré les 12 millions de personnes handicapées dans le pays, pourquoi les industriels ne réfléchissaient pas plus en termes d’expérience utilisateur. Après tout nous sommes la première minorité de France qui n’est plus tout à fait une minorité.

Tout ce que je décide d’utiliser que ce soit de mon stylo-bille en passant par mes vêtements et en finissant par ma voiture se révèlent inadaptés et nécessitent de devoir l’être. Il faut sans cesse que j’anticipe parfois même que je fasse plusieurs essais pour arriver à trouver le bon outil qui va venir non seulement m’apporter satisfaction mais aussi et surtout du confort.

Je veux prendre un exemple très concret : je mesure un petit peu plus de 1,60 m. J’ai eu besoin très récemment en raison du télétravail d’adapter mon poste de travail à la maison d’un point de vue ergonomique. 

En raison de ma taille j’ai eu dans un premier temps besoin d’un bureau avec des pieds relativement bas. Les pieds réglables d’IKEA étant encore trop hauts. Il a fallu jouer de la disqueuse pour raccourcir de 6 bons centimètres ces derniers. 

Ensuite il est venu le casse-tête qui m’a bien occupé trois mois pour trouver la bonne chaise de bureau. Après avoir fait le tour des chaises de gamers et celles ergonomiques de différentes marques allant d’un budget de 500 à plusieurs milliers d’euros. 

Je fis le tour de l’intégralité des vendeurs de mobilier grand public.

Après avoir vu plus d’une centaine de modèles différents mon choix fut drastiquement réduit. Quelques modèles seulement correspondaient, 2 chez #IKEA ! Me voilà donc parti en direction d’IKEA pour faire des essais. Bien entendus période de télétravail oblige peu de stock disponible. 

Sur les deux modèles un seul l’était. Le fameux modèle bien entendu avec son nom tout droit sorti d’une langue imprononçable.1 Petit essai sur place confortable. Il ne reste plus qu’une seule couleur et tant pis si le beige ne va pas avec le reste de la couleur de mon mobilier.

Arrivé à la maison montage de la fameuse chaise de bureau. Premier essai dessus : sensation que cela ne va pas. Je suis gêné je ne suis pas assis comme quand je l’étais dans le magasin quelque chose me chagrine. Après une courte réflexion je me dis qu’en fait la chaise sur laquelle j’étais assis dans le magasin a vu passer des milliers de fessiers et donc forcément l’assise avait travaillé. Je ne touche plus les pieds par terre et pourtant dans le magasin in c’était le cas. Bilan, il a fallu encore réfléchir à la création d’une estrade sur lesquels poser mes pieds pour enfin trouver une zone de confort à peu près acceptable.

Un valide lui aurait posé son C*** sur la chaise et point final.

Alors je l’entends de suite, l’ergonome à qui j’aurais dû poser la question ou même l’ergothérapeute qui aurait pu me conseiller. Ils m’auraient tous les deux que j’aurais dû me tourner vers une chaise ergonomique vendue par un magasin spécialisé ; financée éventuellement par la maison départementale des personnes handicapées. J’aurais trouvé ma chaise à plusieurs milliers d’euros il m’aurait fallu un an pour obtenir le financement j’aurais craqué au bout de six mois parce que j’en ai besoin j’aurais fait un chèque ( ok handi_boomer ! ) , ça m’aurait coûté un bras, un rein ou un emprunt (chez Cofidis à 23 % parce que les banquent ne m’auraient pas prêté et oui je suis handi ! Bref c’est un autre débat). Ça m’aurait pris une quinzaine d’heures de ma vie pour trouver une solution alors qu’un valide 30 minutes de commande et livraison sur Amazon.

N’en parlons pas si j’avais voulu rajouter une lampe de bureau j’en avais au moins jusqu’à la retraite !

C’est Handi adapté donc forcément c’est moche !

Un truc que j’essaye de combattre d’apporter dans les sociétés et dans tout ce que je peux faire autour du handicap c’est que souvent quand on achète quelque chose non seulement c’est cher mais c’est moche.

Un truc qui perdure dans le monde du handicap c’est cette image du médico-social constant. Vous avez remarqué que n’importe quel professionnel que vous consultez a toujours ce code vestimentaire de la blouse blanche ? Et bien c’est la même chose dans le matériel handicap il faut que le matériel handicap est l’apparence de matériel handicap.

À croire à quelque part qu’il y a un designer de la laideur. A un moment donné je suis persuadé que dans une équipe de conceptions il y a un designer qui lève la main et qui dit : « arrêtez tous les gars c’est trop beau il faut qu’on fasse plus moche ».

Moi j’en ai marre d’acheter des trucs qui sont forcément connotés handicap. Je n’achète pas une centrale domotique pour personnes handicapées. Je n’achète pas un vélo pour handicapés. Comme ma boulangerie ne me vend pas une baguette pour handicapés.

Quand on voyage dans les pays anglo-saxons il y a aussi bien des personnes handicapées qui se déplacent en scooter électrique quatre roues que des personnes valides. D’ailleurs ils n’appellent pas ça scooter pour handicapés mais scooter, pas de connotation derrière.

Un autre fait marquant historique et je suis bien placé pour en parler je suis historiquement l’ambassadeur mondial de la discipline. Le tricycle se vélo à trois roues qui est souvent associé soient aux enfants qui ne savent pas faire du vélo soient aux personnes handicapées. Mais ce qu’on oublie c’est qu’au début du XXe siècle c’était un mode de transport extrêmement répandu dans les grandes du monde. Mais depuis les années 40 après avoir abandonné ce mode de transport il a été récupéré par le monde médical puis ensuite complètement déformé dans les mentalités pour l’avoir incorporé dans les esprits comme un outil du médico-social.

Si vous regardez bien mon tricycle que j’ai conçu, que je fabrique et vend ; il n’a rien de médical c’est un vélo avec le troisième groupe et une peinture personnalisable. Si vous le mettez côte à côte avec du matériel de rééducation ça n’a non seulement rien à voir d’un point de vue technique mais ça n’a aussi rien à voir d’un point de vue design. J’ai toujours refusé quand un client vient me voir qu’on le définisse d’abord comme une personne handicapée. Oui il a une problématique à régler de déplacement d’accessibilité etc. etc. mais c’est avant tout un client qui a des goûts, qui aime telle et telle couleur et qui envie d’étaler tel design. Même problématique pour les enfants qui me tiennent autan à coeur; pourquoi un loulou handi n’aurait pas à un tricycle spiderman ou reine des neiges ?!

Si je reviens à ma chaise de bureau évoqué au tout début de cet article c’est la même chose, j’ai non seulement envie qu’elle correspondant mes goûts et ça IKEA le fait très bien mais j’ai surtout envie qu’elle corresponde à mes besoins. Je sais qu’IKEA très récemment a ouvert dans certains magasins des possibilités de personnaliser en impression 3D des boutons de porte de placard sur-mesure. Ils ont même si cela reste très marginal, « mis du handicap » dans leur business.

C’est un peu la conclusion de ce que j’essaie d’apporter dans mon métier de consultant et industriel de mon handicap. Mettre du handicap dans son business. S’ouvrir de nouvelles parts de marché. J’ai longtemps réfléchi à l’optique de créer une société extrêmement spécialisée sur cette question-là en internalisant l’intégralité de notre schéma de production et de diffusion mais je me dis que je suis bien plus utile en tant que consultant extérieur pour permettre à des sociétés qui font déjà très bien leur travail d’en faire un peu plus.

Je vois et lasse trop souvent des sociétés faire de l’inclusion avec tout le marketing que cela représente et je m’oppose fermement à cette handi Washing chronique commence à s’installer dans les esprits. Il n’est jamais bon de faire de la ségrégation marketing. La segmentation n’a jamais rien amené voir même elle a plutôt détruit le livre ensemble.

Mon travail c’est de conseiller et d’apporter cette vision qui doit sortir du handicap. C’est de recentrer les esprits et les compétences pour que tout le monde puisse avoir accès à n’importe quel produit et technologies.

Prochain coup je vous parle de mes cuissards d’entrainement vélo que je ne trouve que chez Décathlon ! 

De World tricycle à Rouladonf ! 15 ans d’aventure pour la relocalisation industrielle de la mobilité handicap.

De World tricycle à Rouladonf ! 15 ans d’aventure pour la relocalisation industrielle de la mobilité handicap. ( Tricycle, trottinette fauteuil roulant etc)

En mai 2006 je passais la porte du salon des entrepreneurs de Lyon après avoir essuyé 32 refus bancaires de financements pour le démarrage de ma première entreprise World Tricycles.

Le projet était pourtant simple je roulais depuis 99 sur mon propre matériel tricycle qui à l’époque pesait 14 kg et dont mon principal concurrent fabriquait des tricycles de plus de 30 kg. Et ce tricycle je voulais que d’autres puissent l’utiliser !

Tour de France Air Liquide , 3500 kilomètres de vélo en 8 jours pour le Téléthon.


Au fur et à mesure des années de ma pratique sportive, j’avais pu ainsi tisser des contacts avec une clientèle fortement intéressée. À chaque fois que je croisais un client intéressé potentiellement par mon tricycle, je lui demandais de me faire un courrier que je stockais soigneusement dans une petite boîte. Et c’est en février 2007 soit huit ans après que j’ouvre la petite boîte pour y découvrir 1200 courriers de particuliers désirant acheter des tricycles. Dans ma petite tête de néo entrepreneur je m’étais dit que si seulement 10 % de ses futurs clients commandaient, je pouvais démarrer allègrement un nouveau business, ma première entreprise !

Quelques mois avant le salon des entrepreneurs après une effroyable chute tricycle je me fracturai le bassin lors d’une compétition et je me retrouvais alité pendant près de quatre mois. Mon cerveau se mit en route ! L’idée commença à mûrir de fabriquer mon propre matériel. Il existe qu’une seule entreprise française qui proposait du matériel très lourd, très industrielle et surtout malheureusement pas adapté à la compétition et au transport.

J’achetais à l’époque le guide de la création d’entreprise éditée par l’agence pour la création d’entreprise la fameuse APCE.

Je me plongeais allègrement dans mon premier business plan puis commençai les prémices d’un business modèle unique. Je me rendais compte qu’avec quelques partenaires locaux industriels je pouvais démarrer une activité de fabrication de tricycles et de triporteurs made in France .

J’habite une région où historiquement pendant près d’un siècle, on avait fabriqué près de Saint-Étienne les meilleurs vélos du monde et il devait bien rester quelque savoir-faire enterrés quelque part . Il a fallu que je croise la route d’un concepteur et fabricant de vélo de route pour les cyclistes professionnels ou devrais-je dire un orfèvre: Les cycles Notar ! Bref vous l’avez compris je disposais d’une base de clientèle exclusive associée à des possibilités technologiques pour la fabrication, pour la distribution c’était pas très compliqué à chaque fois que je montais sur le tricycle lors d’une compétition j’étais assuré de vendre par la suite quelques pièces supplémentaires.

Mais revenons ensemble au salon des entrepreneurs de Lyon où j’ai été primé.
Je me rends au salon des entrepreneurs après avoir essuyé massivement des refus bancaires de financements malgré un business plan au point ou devrais-je dire aux poils.
La grande majorité des banques trouvaient le risque trop important de financer un projet tenu par un entrepreneur en situation de handicap. Quelques-unes ouvertement et je pense que cela fut la bonne raison, m’expliquait en toute franchise : « vous auriez gagné 100 000 € par mois on ne vous prêterait pas pour nous le handicap c’est comme si vous deviez décéder demain » . Pas facile à entendre mais je dois reconnaître que cette franchise a eu le mérite de me préparer activement à ce monde de l’entreprenariat qui est tout sauf une partie de plaisir.
Durant la visite du salon je rencontrais à nouveau ces banques mais aussi des assureurs, des fonds d’investissement, des organismes publics financeurs etc. etc. et durant toute la journée je me pris dans la figure de magnifiques sourires et de belles phrases empreintes de communication « c’est un projet magnifique qu’il faut soutenir néanmoins nous ne pouvons pas vous aider ».
Vers 17h30 un caméraman me frappe sur l’épaule et m’explique qu’il existe un concours lors du salon qui s’appelle 1000 € pour entreprendre. Il me demande gentiment si je peux pitié une idée pendant une minute pour présenter mon projet afin de séduire éventuellement le jury de ce prix pour remporter une somme ou un accompagnement. S’il y a bien quelque chose dont je suis habitué avec ma carrière de sportif de haut niveau c’est de prendre la parole. Vous vous doutez bien que pitcher le projet pendant une minute face caméra même si j’avais rien préparé c’était pas un énorme souci.
Je présente mon projet de création d’usine en circuits courts pour la vente, afin de fabriquer du matériel tricycle pour des adultes et des enfants qui souhaitent pratiquer le tricycle en loisir ou en compétition. Il prend la vidéo d’une minute et au moment de partir le caméraman me fait un clin d’œil. Je me dis tiens c’est bizarre il y a de la familiarité dans ce clin d’œil.
J’apprendrai plus tard que nous étions 2500 a proposé un projet.

  • 19 heures je suis convoqué devant un jury de trois personnes pour parler pendant trois minutes de mon business modèle (bien sûr que je n’avais rien préparé) et je me retrouve en face d’une grande société de matériel médical, d’une autre de maintien à domicile et la troisième dont j’ai oublié l’entité. Mais je me souviens parfaitement qu’elles avaient bizarrement un lien toutes les trois avec le monde de la santé.
  • 20 heures j’apprends que je suis sélectionné parmi les 35 derniers projets et que je vais à nouveau prendre la parole pendant une minute devant un énième jury.
  • 21 heures je suis sacré troisième meilleure idée régionale et l’on me remet un prix de 1000 € de la part de la société Cegid et de son PDG bien connu Jean-Michel Aulas.
    Je repars du salon avec 1000 € et je me dis avec un petit peu d’espoir, il en découlera quelque chose. Rapidement je compris qu’il n’en serait pas grand-chose à part un peu de médiatisation.
World Tricycles salon des entrepreneurs
Fidèle à moi, short tee shirt ! Mais produits au top !

Février 2008 je suis invité par un émir organisateur du tour du Qatar pour venir rencontrer l’organisation du tour cycliste du Qatar pour faire connaître ma discipline et parler de mes premiers titres internationaux en tricycle.
Lors de ces 3 jours nous discutâmes cyclisme mais aussi vit au Qatar et beaucoup business. 90 % de ce temps consacré aux repas gargantuesques entrecoupés de séances d’échanges. C’est à cette occasion que j’ai eu l’occasion de rencontrer un autre émir/investisseur qui me parla beaucoup du handicap. J’ai appris entre autres qu’à l’époque il avait une petite fille de huit ans qui avaient la même pathologie que la mienne. Et rapidement en lui expliquant que je pouvais fabriquer aujourd’hui un tricycle pour sa petite-fille il se proposa en contre échanges de me financer le démarrage de mon activité. Aujourd’hui encore je garde une profonde reconnaissance vis-à-vis de ces gens que je croise encore à Dubaï ou à Doha qui ont su me considérer à ma juste valeur non seulement en tant que personne handicapée mais aussi en tant que entrepreneur.
Je rentre en France avec en ma possession un virement d’un montant certain qui me permit de démarrer non seulement avec une masse salariale suffisante mais aussi avec la possibilité d’investir dans des machines-outils et des partenariats suffisants.
Nous sommes en mai 2008 j’ai de l’argent pour démarrer. Reste maintenant à concrétiser !

Avec World Tricycle je voulais absolument comme règle première, créer de l’emploi autour de mon lieu d’habitat qui était proche d’une zone industrielle à l’abandon fortement sinistrée par la mondialisation. Secondairement je voulais absolument créer une activité qui soit éco-responsable. Je savais qu’il y avait cette société artisanale de conception des cycles à moins de 20 km de mon domicile. Je savais après de multiples recherches que je pouvais aussi trouver tous les corps de métier dont j’avais besoin dans un rayon de 50 km au plus loin. Rapidement je trouvais un fabricant d’armatures alu et carbone à 12 km. Un Usineur de pièces métalliques sur la région lyonnaise, je passais un partenariat avec l’Institut Français de Mécanique avancée de Clermont-Ferrand pour l’ingénierie de nouveaux prototypes etc. etc. Toute la chaîne de production vertueuse se trouvait en faite sous mon nez.

La société connue une ascension fulgurante nous commençâmes par fabriquer des tricycles, puis de triporteurs, puis des vélos électriques, puis des sulky pour permettre aux personnes handicapées en fauteuil de faire du cheval. L’école d’ingénieurs nous proposa sans cesse de nouveaux projets plus ou moins réalisables. Ce qui est intéressant pour le potentiel client c’était que entre le le temps où l’on nous propose un projet à réaliser et le temps où nous réalisons le premier prototype se passe souvent maximum quelques jours. C’était notre grande force la rapidité d’action par le fait que nous ayons internalisé toutes les compétences. À l’époque c’était extrêmement novateur. Nos concurrents dans leur quasi intégralité sous-traitaient leurs produits en Asie et demandaient à leurs clients 6mois à 18 mois pour obtenir un produit abouti. Aujourd’hui encore nous sommes fiers de ce modèle qui nous permet d’avoir une réactivité exceptionnelle et de maîtriser la qualité de ces derniers.

Les années passent et en 2016 je reçois un appel de GL events pour me proposer de participer au pôle innova Lyon lors de la foire de Lyon. Leur demande était simple : fournir un projet en lien avec le handicap et la mobilité. Petit problème ou devrais-je dire gros problème, la foire de Lyon se tenait trois semaines après. Sortir un prototype c’est faisable, sortir un prototype commercialisable c’est faisable, sortir un prototype commercialisable et respectant les normes pour l’utilisation sur la voie publique lors d’un salon en trois semaines c’était loin d’être simple. Je monopolise ma matière grise est celle de mon plus proche collaborateur depuis ma naissance mon père on se pose autour du pot de papier. Et on se dit que le meilleur moyen d’arriver à quelque chose qui soit utilisable avec le minimum de contraintes c’est de hacker quelque chose déjà existant et de lui apporter quelque chose supplémentaire. J’avais bien en tête cette idée de trottinette que l’on pourrait adapter sur un fauteuil. Ni une ni deux achats de la trottinette puis fabrication d’une pièce adaptation qui permet de venir fixer le fauteuil sur cette dernière et nous voilà partis trois semaines après sur le salon avec le projet encore top secret, Rouladonf !
Durant les deux jours de innova Lyon nous étions postés dans des rôles d’entrée du centre des expositions Eurexpo. Forcément tous les visiteurs de la foire passaient devant notre stand. Je ne manquais pas de calquer le modèle que j’avais utilisé pour me tricycle faite 1 courrier et je vous recontacte. Pour l’anecdote le salon ouvrait à 10 heures le premier jour à 8h30 le matin quand nous sommes arrivés sur le salon pour prendre possession du stand nous avions réfléchi à tout sauf au nom du produit. J’ai toujours pour habitude de me déplacer sur les salons auxquels on expose avec du matériel de quoi imprimer. Et nous voilà entre 8h30 et 9h30 à essayer de trouver une idée de produit.  » Roule ta vie  » Roule à fond  » Non  » Rouladonf » ! Voici Comment est né la marque. Mai 2016 nous repartîmes du salon avec 627 courriers de pré commandes du produit. Et l’aventure commença !

Je ne savais pas encore si j’allais rattacher Rouladonf à World Tricycles et je pris près de deux ans pour prendre ma décision.
Deuxième semestre 2018 il fallait s’activer je suis invité par la fondation Galilée à venir participer à un concours d’innovation sur les processus industriels. Le projet Rouladonf trouva toute sa place. Notre trottinette fauteuil roulant avait déjà de nombreux clients mais elle n’avait pas encore la reconnaissance industrielle qu’elle devait avoir. L’intégralité de nos composants et notre conception est fabriquée à 25 km autour de notre implantation. Elles après avoir longuement défendu le procès industriel nous repartîmes de ce concours avec la reconnaissance de nos pères mais aussi une forte action médiatique qui aujourd’hui encore trois ans après nous booke les carnets de vente pour encore les trois ans à venir.

J’espère cette année réunir les deux entités, communiquer efficacement enfin avec la naissance d’un nouveau site Internet sur des nouveaux produits. Faire connaître notre politique et écoresponsable et réellement made in France. Mais surtout développer de nouveaux produits. Je m’étais toujours opposé à travers ces années à proposer du matériel à connotation handicap. Cette année nous avons l’envie de développer notre propre gamme de fauteuil roulant manuel et électrique made in France (en totale transparence) à des prix qui ne soient pas scandaleux et en proposant des emplois locaux (en totale transparence bis) .
Nous avons déjà dans les cartons de nombreux prototypes qui n’attendent que d’être commercialisés.
Le modèle étant assez simple : produire local – être et coresponsable – être honnête dans les tarifs.

Bientôt viendra un nouveau site Internet et dans quelques mois un site de production ouvert au public couplé à un show-room de démonstration de matériel. Élément particulièrement innovant nous proposerons un accompagnement social pour trouver les financements de notre matériel à nos clients.

Belle aventure non ?

La réunion d’information, ce truc bien français. (Un peu d’humour ou pas)

La réunion d’information, l’immense contribution française au monde !!!!!!!!!!!! ( d’accord ?)

Quand on a un problème en France soit on va sur le Web pour trouver information qui a trainé de forum en forum d’expert en rien qui sait tout à d’expert en tout qui sait rien. Soit on se tourne vers l’organisme compétent (parfois lol) et ce dernier vous propose souvent cette fameuse réunion d’information. Le café sera peut-être bon et on aura peut-être droit à un biscuit bien mou de chez Lider Priceu à la fin !

La nouvelle mode avec l’épidémie de la Covid c’est la visioconférence !


Tout le monde reçoit bien les liens à télécharger à l’avance pour se connecter (ou pas) . Chacun bien entendu va faire tous les essais nécessaires ( hum hum ironie) pour que tout fonctionne le moment venu et bien entendu tout le monde se connectera à l’heure en ayant fait le réglage parfait de sa caméra et de micro (ironie 2).
Mais voilà le jour J il y a Raymond et Robert qui ont réfléchi qu’ils se sont inscrits à une visioconférence sans avoir de micros et de caméras sont dit que c’est pas grave de faire chier tout le monde si on les attend pour rien. J’ai déjà vu une réunion sur la digitalisation des grands groupes et que la moitié des participants de la réunion n’avait jamais utilisé une quelconque technologie en lien avec le Web si si je vous assure ça arrive !

On peut aussi compter sur l’animateur qui ne maîtrise absolument pas son sujet. Il ponctue un mot sur deux de ses phrases de la fameuse onomatopée « euh » ou lis consciencieusement son PowerPoint comme si il nous lisait les chefs d’inculpation d’un condamné à mort.

J’ai une pensée aussi émue pour tous mes amis misophones qui seront gentiment accompagnés durant touteeeeeeeeee la réunion par Thierry qui on ne sait par quelle idée lui passera par la tête, décidera d’improviser avec son stylo un solo de batterie sur le bord de sa pochette plastique. Ou encore Gisèle qui telle une ruminante qui vit sa meilleure vie de vache, décidera pendant l’intégralité de la réunion de ruminer la bouche ouverte son chewing-gum afin que tout le monde puisse apprécier la qualité de sa glotte et la production de ces 120 décibels.

Un truc qui m’a souvent interpellé dans ses fameuses réunions d’information, c’est que nous avons tous sans exception le temps d’apprécier ô combien les précieuses informations, que nous avons déjà entendu, lu et voir même déja apprises. Et au pire des cas celles d’un intervenant qui va parler d’un sujet que lui-même ne connaît pas. Je suis toujours étonné par la quantité d’information que les formateurs et autres intervenants sont capables de déblatérer sur un sujet qu’ils ont lu 10 minutes avant sur Twitter.

L’autre point déontologique qu’il doit y avoir dans l’organisation d’une réunion, ce doit être l’importance de répéter 15 fois en une demi-heure le même terme pour être sûr que l’auditeur entre la 15e et la 16e fois l’ait bien compris (d’accord ?)? Vous savez il est important mais alors je vous le dis c’est vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment important de souligner l’importance du point extrêmement vital et important que je viens de partager avec vous. Euh d’accord ?

N’oublions pas non plus le PowerPoint. Cette technologie datant de l’air de Neandertal et allègrement soutenue par le compte personnel de formation durant ces huit heures d’apprentissage annuel. La journée formation une autre immense contribution française, cette fois-ci galactique ! Tellement nous sommes sur une autre planète.
Bref revenons au Powerpoint, nous avons à l’écran un magnifique dégradé de couleurs et de formes issu d’une technologie de Windows 95. Compétences professionnelles acquises lors d’une réunion d’information sur la méthodologie de la conception d’une réunion d’information qui elle-même est issue d’une réunion d’information pour les formateurs de formation à la réunion d’information. PowerPoint bien entendu illisible, que personne ne lit et bien entendu que personne ne lira plus tard mais qui a pris huit heures de préparation à son intervenant. si si je vous assure c’est encore une valeur sûre pour faire bien en réunion !

J’ai une pensée aussi émue pour les participants de la réunion d’information qui vont durant la fameuse séance de questions-réponses pouvoir évoquer toutes leurs problématiques et poser toutes leurs questions qui n’ont bien entendu strictement aucun rapport avec le sujet.
Cette dernière se clôturera par une longue préparation mentale afin de préparer les participants à l’étape de qui consistera à faire une prochaine réunion d’information pour se préparer un autre problème français : la bureaucratie.
Mais attention quand même de ne pas griller les étapes il faudrait être bien informé avant tout ! afin de vous préparer à l’étape numéro deux je vais donc vous envoyer un manuel de 1472 pages sur l’état sociologique et la grille de lecture de la bureaucratie française. Et bien entendu je vous invite à une réunion d’information pour vous former à sa compréhension !

Chers amis je vous laisse dans votre bureaucratie je passe directement à l’étape numéro trois la machine à café !

Handicapologie, la science du handicap.

Historiquement nous avons toujours vu le handicap par une approche médico-sociale et médicale avec toutes les tragédies que cela a donné. Avec les années nous sommes passés de l’intégration des handicapés pour arriver à l’inclusion des personnes handicapées. Nous avons du changé de modèle de pensées
Les lois françaises européennes et internationales ont bien entendu fait évoluer non seulement les mentalités à l’égard des personnes handicapées mais aussi profondément changées les approches technologiques et les sciences d’une manière générale.

On ne fait plus de l’architecture comme on le faisait il y a 50 ans. On ne relègue plus les personnes handicapées dans des structures médico-sociales comme on le faisait il y a 60 ans ou du moins seulement quand c’est nécessaire. Les mentalités ont évolué, les consciences avec et les approches formatives et technologiques aussi. Les gens pensaient il y a encore pas si longtemps que les personnes handicapées étaient une petite minorité mais les chiffres à l’échelle de l’union européenne par exemple parlent de 125 millions de personnes en situation de handicap ( peut-être un peu moins maintenant que le brexit est passé par là lol)

Ces personnes ont trop souvent été reléguées à l’inutile voir même méprisées. Et même si depuis une quinzaine d’années en France les choses évoluent il est encore difficile d’évoquer la notion d’accessibilité universelle, d’intégration culturelle pour voir une expo ou un concert, d’inclusion politique pour exercer sa citoyenneté ou encore d’insertion professionnelle pour trouver un emploi.

Oui les personnes handicapées ont le droit d’avoir accès à tous les services que la société propose ; que ce soit en termes de compensation technique pour vivre le plus normalement possible mais aussi de pouvoir aller à l’école ou encore pratiquer un loisir mais aussi trouver un emploi et même avoir une vie sexuelle.

Je ne sais trop souvent à titre personnel que pour mener une vie la plus normale possible il faut d’abord penser à avoir un quotidien simplifié. Pour ma part cela passe par réfléchir à mon accessibilité, obtenir ma compensation technique comme mon fauteuil, mon auxiliaire de vie ou encore penser à comment je vais pouvoir partir en vacances et profiter sur place sans me briser le derrière sur les pavés dans une magnifique ville historique. Vous l’aurez compris rien que pour ces quelques points énoncés cela fait appel à de la technique, avoir une nouvelle vision touristique, à l’ingénierie financière, à la formation adaptée du personnel etc. etc.

L’handicapologie c’est tout ça ! C’est cette vision globale qui va permettre de mélanger toutes les sciences pour être le plus inclusif possible, le plus responsable possible et n’oublions pas le plus économique possible. Les personnes handicapées sont aussi des « consommateurs/consomacteurs » avertis.
Quand j’ai créé il y a 12 le « cabinet national d’handicapologie » qui est devenu en 2020 « handicapologie« , c’était pour regrouper toutes ses compétences professionnelles. Qu’elles soient universitaires dans les sciences sociales, les sciences techniques, la formation etc ; mais aussi tous les métiers qui vont avoir un lien de près ou de loin avec le handicap comme l’architecture, les relations humaines et des dizaines d’autres.

Un des exemples les plus flagrants qui me vient en tête, est un outil de démocratie participative que j’utilise systématiquement quand je suis mandaté pour travailler sur de l’accessibilité universelle ou sur un évènement dans le domaine public comme co-maître d’ouvrage. Cet outil démocratique je l’ai surnommé conseil consultatif d’accessibilité ; je rajoute même la notion d’accessibilité numérique tellement le Web a pris de la place.
Il a pour vocation de mettre autour d’une table préalablement avant le démarrage des travaux tous les acteurs de la chaîne du handicap. Que ce soit l’usager lui-même, son association représentative ou encore le corps de métiers techniques qui va devoir intervenir pour la réalisation de ce chantier. Alors bien sûr il y a les normes mais les normes ne font pas le travail. Il y a la logique et les doléances mais là non plus cela ne fait pas de travail. Bien souvent il faut passer par de la médiation pour trouver des solutions qui conviennent à tout le monde. Les normes vont définir le cadre légal à respecter mais j’ai toujours pensé qu’il faut faire mieux. Pourquoi se contenter du strict minimum si on peut améliorer le quotidien de tous en gardant les pieds sur terre ?
J’en ai gardé une leçon : concertée et réfléchir pour optimiser les résultats ! Parfois la sagesse populaire dit pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer. C’est vrai systématiquement dans le handicap mais souvent la concertation va permettre de trouver la solution à un problème que chacun individuellement n’aurait pas pu traiter.
L’handicapologie c’est aussi sur des projets apporter des solutions globales je me vois pas soutenir financièrement un projet à travers des dotations financières si derrière on n’a pas vérifié que ce projet avait un réel impact et si c’est le cas à quoi bon ne pas le relayer dans la presse ? Ou encore à quoi bon ne pas prévoir suffisamment de budget de communication interne pour le promouvoir et puis peut-être le multiplier sur d’autres territoires. Souvent je vois passer des projets qu’ils soient associatifs, entrepreneuriaux voir même politique qui n’ont qu’un intérêt communicatif. Le Handi Washing, au même titre que le Green Washing il y a quelques années, a pris de l’ampleur. Il suffit souvent maintenant de mettre le mot handicap et politique ensemble pour que cela devienne tendance. J’aime défendre des projets réellement intéressants pour la société. Il ne s’agit pas de laver plus blanc que blanc. Et cette approche globale que je défends dois permettre d’être le plus exemplaire possible.

Vous avez un projet à financer, vous cherchez un accompagnement. N'hésitez pas à me laisser un petit message pour en discuter.

Un livre retraçant ma carrière d’handi-secouriste et le développement de Medic Inclusion, centre de formations médicales et à l’handisecourisme.

L’idée de ce livre est née il y a déjà plusieurs années mais a commencé à prendre une forme pratique juste avant le confinement avec l’optique de terminer le manuscrit quelques semaines après. Le confinement arrivant cela a bousculé complètement mes plans et j’ai dû retarder l’écriture de ce dernier. 2021 sera l’année de ce projet !

Je voulais absolument évoquer ma vision de secouriste opérationnel spécialisée du handicap mais surtout celle d’un des premiers secouristes opérationnels validant son PSE1 au monde.

Je ne voulais pas écrire un livre purement médical ce n’était pas ce que je voulais transmettre.

Je veux que mon lecteur trouve des anecdotes tantôt humoristiques tantôt pratiques mais que les équipes médicales hospitalières libérales et la chaîne du secours puissent aussi y trouver une multitude de conseils et de bonnes pratiques. En 21 ans j’ai pu avoir des centaines d’interventions et des organisations très hétéroclites, allant de la bobologie à la situation  » dépassée » de graves événements. Parfois des soirées à rigoler tellement les situations étaient cocasses parfois des soirées à rentrer la tristesse dans la poche pour ne pas contaminer mes proches. Certaines interventions heureuses comme tragiques ne sont jamais sorties de mon esprits parfois des années après.

J’ai aussi vécu la difficulté de trouver ma place dans trois associations nationales qui ont su à la fois profiter allègrement de mes compétences mais aussi parfois me faire sentir que mon handicap n’était pas le bienvenu. Mais c’est aux victimes que je pense à chaque fois que j’enfile mon uniforme. Je vais essayer dans ce livre de vous faire rire, parfois pleurer, mais surtout je vais partager avec vous 21 ans de bénévolat engagé au service de l’autre malgré mon handicap moteur.

Et un jour Medic inclusion vit le jour à New York.

Il y a deux ans en allant rencontrer les pompiers de la ville de New York et plus particulièrement les paramédics de Empress Medical Service à Yonker dans la banlieue nord de New York. J’ai eu la chance d’être accueilli pendant 48 heures au sein d’une caserne mais aussi de partager les championnats des paramédics et de pouvoir longuement échanger sur leur approche de la chaîne de secours.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que toutes mes années d’expérience non seulement de secouriste opérationnelle spécialiste du handicap mais aussi d’enseignant universitaire était une denrée recherchée par un certain nombre de collègues à l’étranger. C’est en rentrant que l’idée de Medic Inclusion a pris une forme concrète. Et si je montais un centre de formation dédiée à la pratique médicale spécifiquement adapté aux procédures que nécessitent parfois les prises en charge des personnes handicapées ?

Je l’ai vu trop souvent vu en poste de secours avec mes collègues non formés à la prise en charge d’une personne sourde ou à la manutention d’une pathologie rare ; se retrouver à devoir improviser pour optimiser la prise en charge.

Je m’étais rendu compte de cette problématique une première fois il y a une dizaine d’années quand j’ai dû prendre en charge un jeune homme sourd polytraumatisé lors d’un poste de secours sportif que j’ai dû évacuer et prendre en charge ensuite à l’hôpital car personne ne savait signer la langue des signes. Medic inclusion doit pallier à ce genre de problématiques par des formations adaptées non seulement au milieu hospitalier mais aussi à toute l’échelle de la chaîne du secours par un accueil mais aussi des spécificités techniques liés à chaque handiçap.

Ce qui a été le plus troublant c’est que en 48 heures lors de mon séjour à New York j’ai eu plus de questions que en 21 ans de carrière en France. C’est vraiment le phénomène déclencheur qui m’a poussé à être source de propositions donc de solutions.
J’ai décidé d’associer à Medic inclusion mon ami Georges Lampin président de Unass Nord de France qui m’a gentiment accueilli pour ma technicité d’handi-secouriste mais aussi pour travailler conjointement à travers son centre de formation à Lesquin. Je l’espère après l’épidémie de covid accueillera de nombreuses formations à destination de nombreuses associations européennes de secourisme mais aussi de centres hospitaliers européens et mondiaux. Je l’espère aussi pour moi à titre personnel que ce sera le retour en dispositif prévisionnel de poste de secours mais aussi la réalisation de documentaires sur la chaîne de secours à travers de nombreux pays.
Vous l’aurez compris 2021 va être une année riche sur le plan « secourisme » et c’est ce qui est très excitant.

2021 sera l’année de la reprise en main intellectuelle ! Mes astuces culturelles !

J’adore les réseaux sociaux, c’est un endroit pour moi d’apprentissage. Mais malheureusement les années passent et ce devient de plus en plus souvent l’endroit de l’appauvrissement intellectuel.

C’est chronophage, c’est facile d’accès avec le Smartphone sous la main mais c’est surtout la source de la facilité intellectuelle et du partage en masse de la pensée raccourcie sur fond de complotisme. Je dois bien avouer que ce dernier pourrit malheureusement les esprits de plus en plus. Le complotisme est souvent propagé avec une facilité déconcertante qui tire progressivement les esprits vers le fond.

J’ai toujours pensé que le meilleur moyen de lutter contre ça c’était au contraire de cultiver l’ouverture d’esprit mais aussi simplement l’ouverture à la culture en général. Et même si je suis zèbre c’est-à-dire au potentiel je dois moi aussi lutter pour ne pas sombrer dans les profondeurs de la collapsologie intellectuelle. Ce que je pratique de plus courant pour lutter contre ça  c’est la pratique des sciences à travers la lecture et l’expérimentation mais aussi la pratique des arts comme la littérature, l’écriture, la visite d’exposition ou encore la pratique des échecs mais aussi de la musique.

Je reste persuadé que si l’on veut aujourd’hui lutter contre l’appauvrissement intellectuel il va falloir lutter par l’éducation, par l’incitation à cultiver son esprit. Tout n’est pas perdu j’en suis persuadé.

J’ai toujours été un énorme consommateur de livres un peu moins depuis le début de la pandémie de Covid 19. Avant cette période j’étais abonné à la bibliothèque de Lyon et je lisais 300 livres par an. Vous allez me dire non c’est impossible mais en fait ça va très vite. Deux heures de transport par jour puis quand je suis à l’entraînement je peux lire aussi ;  mais aussi le soir une bonne heure voir deux avant de dormir ce qui permet d’augmenter mon temps de lecture considérablement. Je vais parfois lire cinq à sept heures par jour. Et depuis peu j’ai découvert les livres audio et là c’est encore plus simple. Pendant la cuisine de la lecture, pendant les déplacements pour aller faire les courses de la lecture, sur le home-trainer pendant l’entraînement de lecture.

On se rend pas compte mais parfois il suffit juste d’optimiser son temps.

Même chose pour les échecs une petite application sur les téléphones et c’est parti.

Il y a aussi l’agilité intellectuelle à travers le calcul mental ou encore la réflexion de scénario et de business modèle dans le cadre de mes activités entrepreneuriales ou d’enseignement universitaire.
Pendant les postes de secours sur lesquels nous n’avions pas d’interventions, j’avais aussi largement le temps de pratiquer l’intégralité de ce panel. D’ailleurs je me déplace jamais sans un livre à moins de 1 m de moi. Ma bibliothèque à ce moment se trouve à moins de 50 cm lol.

Pour la culture c’est un peu plus compliqué, se rendre dans un musée ou tout simplement aller à un concert est d’autant plus difficile. C’est ce qui m’a manqué le plus durant l’épidémie. Mais j’avais quelques astuces, beaucoup de musées à l’international se sont dotés de numérisation des expositions. Il est même possible parfois grâce à son Smartphone de pouvoir visiter les expositions en réalité virtuelle voir même en réalité augmentée.

J’entends souvent dire que la culture est chère. Mais c’est faux c’est souvent une excuse bidon ! Bon nombre de bibliothèques de secteur propose des abonnements parfois gratuits ou au pire pour quelques euros. Il est tout à fait possible d’écouter des livres audio gratuitement sur Internet. Il est tout à fait possible une fois par semaine de visiter gratuitement n’importe quel musée et rien n’empêche de le faire virtuellement grâce aux collections numérisées.

Alors oui 2021 si l’épidémie nous le permet ce sera pour moi le retour à la consommation de la culture et à ce soutien si important que la culture a bien besoin. J’ai toujours considéré que l’hygiène intellectuelle et mentale doit être mis au même niveau que l’hygiène physique.

Alors je vous le souhaite pour 2021 tenais bon dans vos résolutions et cultivez-vous !

A bas 2020 , 2021 le renouveau !

Ça y est nous y voilà dans cette nouvelle année 2021 ! Après 2020 pourrie, il faut bien se l’avouer on attendait 2021 avec impatience. Pas persuadé que cela change grand-chose : l’espoir fait vivre lol
Alors, Santé, amour, travail heureux, argent mais j’aimerais rajouter raison et altruisme !
Cette année sera sources de beaucoup de changements, et de plaisirs. Reprise des voyages, de nouveaux projets professionnels dont le lancement de deux nouvelles entreprises. J’espère que ce sera l’éclosion de Rouladonf et surtout Medicinclusion.com.

Je l’espère que ce sera le retour dans le secourisme opérationnel mais aussi à la faculté pour enseigner et pourquoi pas après ma blessure de deux ans celle de la reprise du vélo. J’essaierai comme je le fais depuis des années de continuer le combat dans la justesse et la justice pour permettre à de nombreuses autres personnes d’avoir la chance de vivre pleinement leur vie et de pouvoir les accompagner au mieux pour cela.

Il me reste qu’à vous souhaiter encore une fois excellente année 2021. Prenez soin de vous mais aussi de ceux qui vous entourent et de ceux que vous croisez. Soyez fort beaux intérieurement !

L’inquiétante rupture aux soins et aux démarches sociales chez l’entrepreneur handicapé et de la personne handicapée en général.

J’accompagne à travers mon cabinet un certain nombre d’entrepreneurs ( et personnes handicapées dans sa globalité) en situation de handicaps qui me sont envoyés par des structures tels que le Medef, la CPME ou encore plus récemment @H’up entrepreneurs.

Régulièrement mon téléphone sonne pour intervenir dans l’urgence, car ces entrepreneurs se retrouvent en situation de rupture sociale ou médicale. Ce sont souvent des travailleurs sociaux ou des bénévoles des structures qui me passe un coup de téléphone pour me prévenir de l’urgence de la situation concernant les entrepreneurs handicapés.

Certains se retrouvent en décrochage total subit car le handicap vient d’arriver dans leur vie.

D’autres se retrouvent petit à petit associabilisés et dans de phobie administrative et médicale. Ce qui les amène progressivement sur une marginalisation de la société. 

 Souvent cela découle de la récolte de mauvaises informations et d’un mauvais accompagnement social et juridiques mais aussi souvent des réseaux sociaux qui donnent des informations erronées. Les résultats sont catastrophiques car cela donne une forme de découragement donc un arrêt des démarches.

Quand je récupère des dossiers ce sont des interventions en urgence pour rétablir les droits élémentaires ( ouverture des minimas sociaux) mais aussi des compensations techniques (PCH, aménagement de poste de travail, aménagements du domicile en urgences, obtention d’une aide humaine)

Bien sûr les structures associatives font ce qu’elles peuvent avec les moyens qu’elles ont mais souvent elles ne peuvent pas faire la différence entre les vraies bonnes informations et les fausses. je constate aussi de plus en plus que les gens attendent des structure associative et des intervenants sociaux un accompagnement intégral avec le minimum d’efforts. Les associations me font souvent part d’un sentiment de consumérisation de leur service.

 il est vrai qu’il est de plus en plus difficile d’avoir un accompagnement social et psychologique efficace avec le peu de moyens alloués à cet effet.

Pas de réussite de projet de vie comme de projet entrepreneurial sans actions et vision globale.

Ne devrions-nous pas imaginer des nouveaux schémas d’accompagnement plus systémiques mais aussi plus objectifs et surtout indépendants?

Avec mon cabinet nous proposons d’une manière totalement indépendante et autofinancée des solutions d’accompagnement multidisciplinaire et nous pouvons le faire avec un fort taux de réussite car nous sommes indépendant des fonds publics contrairement à beaucoup de structures associatives qui pour vivre sont obligées de bénéficier de ces fonds.

Je crée mon centre international de formations sur l’Handisecourisme.

J’ai passé mon attestation française des premiers secours en 96, puis je devenu secouriste en octobre 99.
Durant mes 21 ans de carrière j’ai pu faire trois fédération et 4 départements.

Après avoir été parfois gravement discriminé par les structures associatives à qui j’ai rendu parfois d’immenses services, j’ai été accueilli après mon départ de mon département par mon ami Georges Lampin de l’Unass Nord de France.

15 jours après n’avoir pas été recyclé par ma précédente association une quinzaine d’autres départements de celle-ci m’ont passé des coups de téléphone dans la même semaine pour me recruter. Souvent après ces épisodes négatifs qui m’ont coûté très cher sur le plan psychologique j’ai eu du positif derrière. Et c’est tout naturellement quand George m’a proposé d’intégrer les rang du Nord de France que j’ai accepté non seulement de m’investir comme secouriste spécialisé du handicap mais aussi comme ingénieur de formations spécialisées sur le secours d’urgence à destination de toute la chaîne du secours mais aussi hospitalière.
Après avoir proposé en 2019 une grande conférence sur ma pratique du secourisme handicap. Mon choix tout naturellement s’est fait de m’associer avec mon ami Georges pour développer toute une série de formations à destination du monde du handicap et plus généralement du monde médical.
Je vous avoue que depuis 20 ans j’ai toujours rêvé de voir réellement ce discours d’inclusion se réaliser. J’ai vu beaucoup de blabla. J’ai pu voir beaucoup d’organisations associatives se servir de mon handicap comme un objet de marketing. Mais ceux qui se sont souvent rendu compte réellement de ce que je pouvais apporter de part mes spécificités sont les équipiers mais aussi les victimes.
Il y a quelques semaines j’ai fais le choix naturellement de créer une structure autonome, indépendante et intégralement dédiée sans handi washing. J’ai créé Médic Inclusion.
Medic inclusion a pour vocation non seulement d’être un centre de formation dédié aux particuliers en situation de handicaps et à tous les handicaps. Il a aussi pour vocation de proposer des formations sur la prise en charge de la victime en situation d’handicap mais aussi pour le soignant lui-même concerné. Le dernier volet lui consiste à proposer un appui consulting opérationnel lors d’opération de secours où se trouverait massivement des personnes en situation de handicaps ou à mobilité réduite.
Nous allons donc proposé une soixantaine de formations toutes les unes différente des autres, qui vont du PSC1 adapté handicap en passant par la formation de la langue des signes médicale française mais aussi la prise en charge du patient en milieu médical exetera exetera.
C’est une belle aventure qui commence avec une implantation lyonnaise mais aussi un centre de formation de plusieurs centaines de mètres carrés à Lesquin près de Lille. Ce dernier sera intégralement accessible et présentera non seulement des formations mais aussi une base documentaire et une boutique.
De nombreux partenariats sont déjà en place.

Des partenariats français avec diverses hôpitaux mais aussi des structures de sécurité civile. Des partenariats étrangers comme avec les paramedics du Yonkers à côté de New York. Mais aussi de nombreuses universités à travers le monde qui m’accueillent déjà pour des conférences et les ateliers pratiques sur l’handicapologie médicale.

Je vous invite déjà à découvrir notre page Facebook mais aussi le site web qui est en cours de mise à jour.
À très bientôt Stéphane

Du grand écran au streaming.

Etre confiné était l’occasion parfaite pour mater et re mater ce que le petit écran propose et faut dire que les offres ne manquent pas.
Nous savons tous que les offres de streaming comme Netflix, Prime vidéo ou encore beaucoup plus récemment DisneyPlus, nous permettent de consommer de la série, du film ou du documentaire de manière illimitée.

Je dois l’avouer, même si j’adore la vidéo et sa technique, je ne suis pas pour autan « très cinéma » . Cher, un choix de plus en plus limité, parfois crade après le passage de troupeaux d’ados bouffeurs de popcorn. J’ai depuis quelques années jeté mon dévolu sur les plateformes de streaming.
Pour le prix d’une place ou deux de cinéma mensuel , j’ai accès à des milliers de références. Aussi bien des gros blockbusters que des petites productions indépendantes.
La dernière en date que j’ai pu testé une huitaine de jours est Disneyplus. Que le soit petiot ou grandet , on est tous amoureux de l’univers Disney et son monde de rêve.
Mais Disneyplus c’est aussi Pixar ou encore les licenses Star Wars mais aussi National Geographic ou Marvel. C’est un catalogue pas encore très bien étoffé mais on y trouve du rêve ! Alors oui l’expérience a été plaisante mais elle ne vaut celle des grandes plateformes.

Depuis quelques jours je suis retourné sur Prime Vidéo, la plateforme est moins fournie mais elle est comprise dans la multitude de services amazon prime.
J’ai retrouvé non seulement des films et séries que j’ai maté tout au long de mon existence mais aussi des productions amazon de grandes ampleurs !
Mon coup de cœur premier reste YouTube où je peux sélectionner contenus et créateurs de contenus et ceci gratuitement. Il y a aussi twitch qui me permet de trouver une interaction sociale entres membres .

Et vous votre coup de cœur ? vos habitudes?

Parlons un peu de ma misophonie.

Aussi longtemps que je m’en souvienne j’ai souffert de ma misophonie. Depuis que je suis tout petit j’ai souvenir que certains bruits me dérangent. Plus particulièrement les bruits de bouche et de mastication. 

Ma mère dans la voiture avait pour habitude de mâcher du chewing-gum la bouche ouverte quand nous nous déplacions en voiture.

C’était pour moi une séance interminable de torture qui est encore aujourd’hui à l’aube de mes 38 ans me fait encore terriblement souffrir.  Vous voulez me torturer ? Mettez-moi dans un repas de famille avec quelqu’un qui ne mange pas en silence et la bouche fermée. Vous êtes quasi sûr que je vais passer le plus mauvais moment de la journée..

Qu’est-ce que la misophonie ?

La misophonie touche 15 à 20 % de la population française, elle est une pathologie neurologique qui provoque la haine de certains bruits. Elle se développe souvent dès l’enfance et s’aggrave avec l’âge.

Chez le sujet qui se trouve en face de ces bruits cela provoque irrémédiablement une douleur psychologique intense couplée à une forme de colère particulièrement forte. Les bruits de la vie quotidienne  vont devenir tellement invalidants qu’ils vont les pousser à vivre en permanence avec un casque antibruit ou au moins des boules quiès.

Chez moi se sont principalement des bruits organique comme les bruits de mastication, ou encore le ronflement.

J’arrive malgré l’inconfort extrêmement important et la colère à pouvoir gérer la pulsion de violence que cela peut générer. Cela me demande parfois de m’isoler pour ne pas subir. J”ai fais le choix aujourd’hui de limiter tous les repas dont les bruits de bouches ne sont pas couverts par le bruit ambiant.

Cette pathologie et souvent vécue par la personne qui en souffre comme étant extrêmement invalidante et il s’avère depuis quelques années que certaines personnes réussissent à obtenir une invalidité ou un dossier MDPH, ne pouvant plus avoir de vie sociale donc de vie professionnelle.

Le revers social.

Cette pathologie  est souvent mal comprise par l’entourage. Elle leur incombe de faire extrêmement attention au misophone lui-même. Cela demande des efforts constants non seulement de la part de la famille mais aussi parfois de l’entourage professionnel. Cela est sûrement vecteur de divorces même si nous n’avons pas les chiffres.

Pour le moment il y a guère de solutions thérapeutiques. La thérapie comportementale permet a minima d’avoir une acclimatation progressive.

La véritable solution serait d’avoir soit une molécule médicamenteuse qui permettrait de traiter les troubles neurologiques liés au  cortex préfrontal soit de pouvoir traiter d’un point de vue chirurgical.

Quelques études en neurosciences laisse penser que par l’avenir nous pourrons trouver des solutions mais néanmoins cela nécessite du temps et de l’argent.

Je vais essayer dans les mois à venir de publier un ouvrage argumentée avec une approche multidisciplinaire.

Quand les Légos compensent les Handicaps !

Avec mon acolyte Rémi Munier de RemixGlass, nous allons dorénavant animer un podcast commun autour du design Thinking et de la santé .
Cette fois ci comme tous les fans de constructions et de toutes les solutions qui peuvent améliorer le quotidien , nous avons décidé de parler des applications de la marque Légo.

Voici les 4 projets dont nous parlons dans le podcast ! 

Retrouvez moi sur les réseaux sociaux et sur bonvalletstephane.com

 

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LPLIZ, l’application smartphone Française qui aide les personnes handicapées autour de soi !

Dans certaines situations, les personnes Handicapées ont besoin d’une attention. Mais elles n’osent pas rapporter ce besoin de vigilance particulier. 

Pourtant il est des situations où chacun d’entre nous pourrait, apporter une attention, un soutien, une aide, une bienveillance, un geste, une parole qui rendraient la vie plus facile

A qui est destinée cette application ?

Lpliz est l’ application qui permet à des personnes fragiles et handicapées ( temporaire ou irréversible) de se signaler.

Elle permet aussi de demander de l’aide lorsqu’une situation devient difficile pour elles.

Pour les aidants, Lpliz leur permet d’exercer leur bienveillance avec discrétion et à-propos, par de petites actions. Lpliz, c’est l’application qui revendique l’attention aux autres et la gentillesse.

Lpliz s’adresse aussi aux lieux de vie, restaurants, structures sportives ou touristiques, collectivités qui s’impliquent dans une réelle démarche d’attention des personnes handicapées par une signalétique spécifique.

Découvrez LPLIZ

[Rencontre Entrepreneur Innovant ] Nous accueillons Remixglass et son PDG Rémi Munier

Rémi MUNIER, est un jeune designer en situation de handicap et un artiste travaillant sur le recyclage. De plus il développe RemixGlass est une application et une process complet de traitement de la chaîne des déchets.

Son objectif est de sensibiliser aux matériaux mal recyclés et à la surconsommation de matières premières.

Par conséquent Il développe des systèmes et applications afin d’améliorer le quotidien des entreprises et des particuliers. Tourné vers une transition écologique il oeuvre pour une protection de la santé publique.

L’application permet de : 

  • -Savoir si le produit est certifié
  • -Voir les caractéristiques du produit
  • -Connaitre les statistiques de recyclage
  • -Trier les déchets plus facilement et évaluer votre empreinte carbone
  • -Découvrir les zones de consignes
  • Une gestion et un suivi de nos produits pour sauvegarder les ressources de notre planète

Contact : Remixglass.com contact@remixglass.com

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La digitalisation du handicap sert le monde entier.

Je pense depuis longtemps que la problématique du handicap peut être compensée par les technologies d’une manière générale.

J’ai 37 ans et ça fait près de 33 ans que j’utilise des moyen de déplacements adaptés à mon handicap. Mon scooter à quatre roues ou Rouladonf. Ils ont été conçu en termes de mobilité Handicap.

Ces sont les technologies comme l’électronique et de la mécanique qui ont permises l’augmentation de l’autonomie pour les batteries et l’ergonomie. 

Puis depuis une vingtaine d’années apparaissent les technologies informatisées et numériques.

Je dicte cet article grâce à la reconnaissance vocale. 

Depuis à peu près une demi décennie apparaissent des technologies mobiles comme la domotique connectée couplée à celle de l’intelligence artificielle.

A travers mes 20 années de pratique associative mais aussi mes 10 années de pratique innovante dans l’entrepreneuriat.

J’ai souvent appris et mis en action que quand on servait la cause du handicap on servait plus généralement la Société elle-même.

 Il faut pas se le cacher, la principale problématique de la personne handicapée réside dans la recherche de mobilité et de l’accessibilité.

Il est possible de combler l’accessibilité physique par de l’accessibilité virtuelle.

J’utilise de nombreux soft sur ma centrale domotique mais aussi des softs sur mon mobile qu’il soit Android ou Apple. Très rarement payantes et souvent open source ! 

Bon nombre de mes clients qui n’ont pas de lien avec le handicap, accueillent de la clientèle en situation de handicaps. Ils se rendent compte de ses besoins et l’intérêts que cela peut représenter en terme de développement commercial. Des nouveaux besoins marketing et technologiques font aussi leurs apparitions. 

Depuis maintenant 3 ans je travaille comme consultant pour la conception d’applications GPS et de réalité augmentée. De grands parcs de loisirs européens ont vite compris les débouchés.

Etant Disney addict j’ai pu étudier les pistes que pouvait offrir la digitalisation et toutes les technologies associées. Il en découle un confort pour les usagers.

Utiliser un plan papier est un vrai problème quand on est en fauteuil roulant ou aveugle. On a besoin de ses mains ou de ces yeux !

Il s’ajoute des contraintes d’accessibilité physique comme par exemple l’inclinaison des pentes ou encore le contraste des couleurs dans les divers cheminement. 

Nous pouvons répondre à ces problèmes grâce à des technologies nouvelles. Ce n’est plus un besoin physique mais aussi un besoin émotionnel qu’il était facile de modéliser virtuellement donc de combler ainsi.

Maintenant avec la réalité augmentée ou la VR il est tout à fait possible de faire ressentir des informations ou des émotions.

Les utilisateurs sont parfois plusieurs milliers de kilomètres du lieu physique. Les personnes en incapacité de bouger et de se déplacer peuvent ressentir comme n’importe quel autre utilisateur ce que peut-être la magie d’une attraction, d’un paysage, ou même d’une activité physique.

C’est une démarche d’inclusion pour l’utilisateur mais aussi une plus-value économique et écologique pour l’organisateur du service.

Les technologies aujourd’hui permettent de pratiquer une activité dans son salon sans avoir à prendre un avion. On survole Le Grand Canyon de son canapé.

Cela représente un atout environnemental dans l’économie de l’empreinte carbone. Pourra-t-on parler un jour de tourisme virtuel ou d’activités éco-responsables ?

 À l’heure actuelle où nous avons des contraintes d’accessibilité physique et de neutralité carbone. Le consommateur veut aussi une politique environnementale forte.

je suis prêt à parier qu’il y a un avenir important et à très court terme pour les loisirs virtuel mais aussi que c’est un fort vecteur de développement économique et de création d’emplois.

Je ne suis pas un super héro parce que je suis handicapé

A l’heure où les conférences du handicap se vendent comme du petit pain !  A l’heure où l’on nous parle d’inclusion à toutes les sauces.
Avant d’être conférencier, enseignant universitaire etc etc, je suis juste un humain qui se déplace différemment 
Je m’interroge sur cette démarche que de faire passer pour le handicap pour un super pouvoir.

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Et si on fédérait toutes les compétences et sciences Handicaps du monde ?

Souvent dans le handicap, tout le monde travail indépendamment les uns des autres. 

J’aborde à travers quelques chiffres  l’envie de fédérer les départements universitaires du monde handicaps ainsi que les organisations professionnelles.
Ici nous parlerons des exemples mondiaux qui ont réussi à créer de grands groupes d’études et de réflexions dépassant les clivages.
Retrouvez ma conférence inaugurale de la faculté de médecine Lyon 1 : Ici

#sydneyuniversity Centre de recherche et de politique sur le handicap de Sydney 
#leedsuniversity   Center for Disability Studies
#columbiauniversity
#charlesgardgou  

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On parle Handisecourisme, formations, voyage et livres

(French and English written )
Quelques nouvelles sur le plan de mes actions secouristes !
A partir du mois de septembre je compte m’investir pour aider Unass Nord De France et mon ami Lampin Georges pour leur communication, je n’ai pas pu le faire dès cet été pour des raisons de blessures et difficultés de trouver des trains ! Mais en septembre j’aimerai pouvoir y être une fois par mois.
J’espère aussi retourner à leurs cotés à la vie opérationnelle ! Les DPS me manquent énormément.

Autre point, après avoir été accueilli par Georges et son équipe ou devrais je dire sa grande famille du secourisme, je veux mettre en place des formations à l’handisecourisme opérationnels et surtout des PSC1 handi accueillant en partenariat avec Unass Nord De France et mon Cabinet National d’Handicapologie.
Cela fait deux ans que j’ai déposé les statuts de la fédération internationale d’handisecourisme et que je dispose de modules médicaux et paramédicaux d’handicapologie d’urgence.

J’ai pu aussi être accueilli au Chili et tout récemment par Empress Emergency Medical Services à NewYork dont vous avez vu voir la vidéo et les photos. Merci à Mike Will et Les paramédics de EMS qui m’ont invité à échanger sur des groupes facebooks, je dois dire que j’apprend énormément et que j’ai beaucoup à échanger avec eux sur mes expériences à travers les formations que je propose.
Je vais donc en 2020 produire un documentaire à travers 12 pays du monde et je finis actuellement d’écrire un livre sur mon expérience opérationnelle durant mes 20 ans opérationnels

Dernier point je suis beaucoup contacté en ce moment par des organismes privés de secours en France et à l’étranger pour échanger. Dont beaucoup de pompiers professionnels Français mais aussi des organisations de formations militaires donc il va se passer des choses en termes de formations.

Some news about my rescue actions!
From the month of September I intend to invest to help Unass Nord De France and my friend Lampin Georges for their communication, I could not do it this summer for reasons of injury and difficulties to find trains! But in September I would like to be there once a month.
I also hope to return to their operational lives! The DPS miss me enormously.

Another point, after having been welcomed by Georges and his team or should I say his big family of first aid, I want to set up training for the disabled handisecourism operational and especially PSC1 handi welcoming in partnership with Unass Nord De France and my Cabinet National Handicapology.
It’s been two years since I filed the statutes of the International Federation of Handicaps and I have medical modules and paramedics of emergency disability.

I was also welcomed in Chile and recently by Empress Emergency Medical Services in New York where you saw the video and photos. Thanks to Mike Will and EMS paramedics who invited me to share facebooks groups, I must say that I learn a lot and that I have a lot to share with them about my experiences through the training that I propose.
So in 2020 I will be producing a documentary in 12 countries around the world and I am now finishing writing a book on my operational experience during my 20 years of operation

Last but not least, I am very much contacted right now by private relief organizations in France and abroad to exchange. Which many French professional firefighters but also military training organizations so it will happen things in terms of training

Je suis en fauteuil et je voyage partout dans le monde avec seulement mon sac à dos !! Mes astuces !

Après avoir voyagé pendant grâce à ma pratique du sport professionnel, il y avait bon nombre de pays dans lesquels j’avais envie de retourner mais beaucoup plus librement.

Depuis 2 ans maintenant je voyage en mode backpack c’est-à-dire mon sac à dos, mon fauteuil, un billet aller et retour et c’est tout.

Ça pourrait en effrayer plus d’un mais j’adore ce sentiment de liberté mais aussi la possibilité économique de partir beaucoup plus longtemps que si je le faisais en agence.

2 exemples :

Je suis parti en 2018 au Chili pour parcourir 16 000 kilomètres de fauteuil jusqu’en Patagonie, avec billet d’avion, logements aux normes handicaps , activités illimitées, transports et nourriture pour 1600 euros pour 15 jours.

En 2019 J’ai reproduis l’expérience dans les mêmes situations à New York pendant 16 jours pour 2400 euros et j’ai fais 72 activités différentes ( hélicoptère, empire state building, croisières etc) !!

Il faut bien entendu reconnaître l’accessibilité des transports , du logement et ensuite des activités.

Pour les transports si l’on reste dans les grandes villes du monde en général il y a pas trop de problème et le peu de soucis qu’il peut y avoir, j’ai toujours trouvé des solutions : Au Maroc j’ai voyager à l’arrière d’un camion… Au Chili quand le funiculaire de la ville était en panne des agents municipaux m’ont porté dans les 140 marches… À New York je prononçais à cette phrase magique « i need help » et systématiquement 15 New Yorkais accouraient pour me donner un coup de main..

L’avion n’a jamais été un problème à partir du moment où on respecte les règles propres au voyage aéroportuaire et bien entendu il faut un minimum se rencarder avant sur les règles de chaque compagnie et parfois faire preuve de persuasion pour les rassurer.

Pour le logement je voyage principalement avec Airbnb qui dispose aujourd’hui de plus de 60 critères en accessibilité handicap ce qui confère pour ma part à ce site les plus grandes possibilités de voyage. À New York après en avoir informé la propriétaire cette dernière avait même acheté un siège de douche pivotable pour me faciliter le quotidien. Attention quand même à bien prendre contact avec le propriétaire pour demander des photos et vérifier les informations d’accessibilité.

Pour les activités suivant les grandes villes aucun problème et dans les petites villes bien moins adaptés on trouve toujours des solutions humaines ou techniques . Au Chili les gens se sont toujours décarcasser pour me trouver des solutions à New York je n’ai jamais eu aucun problème d’accessibilité nulle part. En France nous entendons souvent qu’il y a des problèmes d’assurance, à New York j’entendais « You can do it? do it enjoy !! » tu peux le faire? Fais-le et apprécie ! Il faut savoir que dans beaucoup de pays les activités sont gratuites pour l’accompagnateur et souvent on dispose de tarifs handicaps et ce sans faire les files d’attentes !!!

Pour le côté médical j’ai toujours repérer à l’avance les professionnels de santé qui peuvent m’accueillir mais aussi les services hospitaliers et éventuellement je sais que grâce à mon assurance de voyage je peux bénéficier 24 heures sur 24 des conseils médicaux approprié qui peuvent se mettre en relation avec les ambassades de France sur place pour vous conseiller une prise en charge médicale appropriée.

Pour se faire comprendre j’utilise des applications de traduction quand je ne parle pas la langue comme Google Traduction qui permet de traduire en temps réel des textes, des panneaux mais aussi la parole pour tenir une conversation en temps réel.

Le plus dur quand on décide de voyager suivant ce modèle c’est d’accepter de lâcher prise, d’accepter de prendre des risques bien entendu contrôlés mais de se dire qu’au fond tout est possible !

J’ai appris aussi durablement pendant le voyage à ne plus avoir honte de mon handicap et de parfois avoir à demander de l’aide. Les gens à l’étranger sont globalement bien plus bienveillants et aidants qu’est-ce que parfois dans notre propre pays en France.
C’est bien pour ça à cet effet que je conseille plus souvent aux personnes qui veulent passer les vacances de voyager à l’étranger.

Quand du côté économique les agences de voyages et plus particulièrement celle spécialisées autour du handicap proposent des voyages complètement hors de prix le voyage lui en mode backpack permet de voyager pour des conditions économiques forte intéressantes et exactement dans les mêmes conditions sécurisantes pour votre handicap.

À cet effet le dernier conseil que je vais vous donner mais que je donne aussi aux personnes valides c’est de voyager avec une assurance rapatriement et frais médicaux de type Chapka qui vous couvrira quel que soit votre problématique aussi bien médicale que les imprévus quotidiens.

Alors chers ami(es) passez outre vos craintes et allez découvrir le monde !!

Pour toutes vos demandes de conseils n’hésitez pas à me laisser un petit message.

Si vous intéresse début 2020 je mettrai en place une journée d’atelier sur Lyon pour vous apprendre à organiser votre voyage ! Laissez moi un petit message si vous êtes intéressés !

[Un super projet !] Un tour du monde pour parler des services de secours et de l’handisecourisme dans un documentaire et un livre photos

Bonjour,

Comme vous le savez ça fait 20 ans que je pratique le secourisme opérationnel et depuis quelques années je l’enseigne à travers mes modules d’handicapologie d’urgence et médicale pour écoles de santés et facultés à travers le monde.
Durant ma carrière dans 3 structures différentes et auprès de nombreuses écoles, j’ai pu vivre des expériences totalement différentes mais aussi des process différents dans les prises en charges. J’ai pu apporté aussi des expériences dans la prise en charge médicale des victimes en situations de Handicaps. J’ai collecté des retours dans toute la chaîne de secours parmi les forces de l’ordres et tous les intervenants possibles.

Comme vous avez pu le voir sur mes réseaux sociaux, l’année passée j’ai pu partir appréhender le schéma des services de secours au Chili, cette année 2019 a été celle de l’expérience aux cotés de Empress Médical Services à Yonker au nord de NewYork…

 

A chacun de mes voyages je prend le temps de rencontrer les collègues opérant dans le monde que se soit les services de secours professionnels ou bénévoles, les forces de l’ordre ou même parfois les services de santés publiques comme privés.
J’essaye d’en appréhender les complexités et les savoir-faire propres à chacun mais aussi partager l’énergie qui anime le quotidien de ces femmes et de ces hommes.

  • Alors pourquoi ce tour du monde en vidéo et en photos ?

Parce que rien de mieux qu’un documentaire pour parler de ces gens mais aussi des savoirs-faire propres à chacun
Parce que peu importe la compétence, l’âge ou la couleur de l’uniforme nous avons la même envie de servir.
Parce que la vidéo et la photo ne mentent pas, l’émotion et l’intensité sautent aux yeux !
Donner la parole est un gage d’authenticité.

  • Où et comment ?

Dans 12 pays :  les USA, le Japon, l’Australie, le Brésil, le Cameroun et Cuba ainsi que 6 pays d’Europe :  bien sur la France ( cocorico ! ) mais aussi les Pays-bas, l’Irlande, la Grèce, l’Irlande et l’Allemagne. Caméras embarquées pour de l’interview et du face caméra aussi lors de l’action.

  • Pour rencontrer qui ?

Les secouristes, les pompiers, les ambulanciers les services médicaux intra et extra hospitaliers du monde l’urgence.

  • Sous quel format et quelle diffusion?

Des vlogs journaliers et un long format cinématographiques pour des plateformes de streaming comme netflix et amazon prime vidéo.
Un livre photos qui parlera à tout le monde !

 

  • Le départ c’est pour quand ?

Je l’espère courant 2020 quand j’aurais réunis les fonds et les différentes autorisations !

 

  • Vous pouvez m’aider comment ?

En partageant vos réseaux, en m’aidant à communiquer, en me soumettant vos idées pour faire avancer le projet, et même en m’accompagnant sur place!

Je vais avoir besoin de communicants, de partenaires de voyages mais aussi de conseillers techniques !

Parfois la vie te donne des ailes.. c’est le jour d’envol.. Redbull

Lyon est parfois le témoin de drôles de scènes et de drôles d’événements.
Des avions en papier décollent pour le plus grand plaisir des gens et quand ces derniers donnent des ailes c’est encore mieux ! 

Je veux bien sûr parler de l’événement « jour d’envol » organisé par la société Redbull. Ce dimanche à partir de 14 heures s’est tenu un événement qui a diverti les Lyonnais sur fond de fraîcheur.

Le principe est assez simple : des avions bricolés par des équipages de quatre personnes doivent se lancer d’un ponton à 6 m de haut et parcourir la plus longue distance sur le bras du Rhône afin de gagner la compétition.

jour d'envol Marseille
jour d’envol Marseille

 

Tous les thèmes peuvent être abordés, du plus cocasse au plus sérieux.
J’ai pu à cette occasion participer activement à la journée rencontrer les différents équipages mais aussi à cette occasion sans que je m’y attende être convié par de grands streamer internationaux à venir partager un bout de la journée à leur côté.

Ma journée a commencé par la visite des stands. À peu près une cinquantaine qui regroupait non seulement des organisations caritatives mais aussi diverses sociétés de la région ainsi que les clubs de sport ou tout simplement des équipes d’influenceurs..
je pus à cette occasion rencontrer l’équipage des pompiers de la confluence qui comme vous allez pouvoir le voir dans la vidéo ci-dessous ont élancé leur ambulance du ponton.

 

Le fait le plus marquant pour moi a été d’être invité par Nabil et Jules alias Aiekillu et le Gurky, deux créateurs canadien de renommée internationale qui participait avec leur équipage. Ces deux lascars ont une résonance particulière pour moi ce qu’ils ont été le déclencheur de la création de ma société audiovisuelle et de streaming sur le thème du handicap Handimmersion. Quand Nabil m’a téléphoné dimanche matin à une heure du mat pour m’inviter à le rencontrer j’ai accepté bien volontiers. D’ailleurs nous allons nous revoir dans les mois à venir lors de mon reportage au Québec sur le handicap. Nous nous sommes promis de partager une poutine ensemble lol

Et si l’année prochaine nous montions une équipe d’handis pour faire jour d’envol ?

Je pars pour New York !! 15 jours pour auto-produire un documentaire sur le tourisme handi !

Du 3 mai ou 18 mai prochain, je serai auprès de la big Apple !!
C’est un rêve de gosse qui se réalise !

Et l’expérience sera d’autan plus magique car je pars en solo mais surtout avec du matériel audio-visuel pour tourner des Vlogs mais surtout surtout ! UN LONG FORMAT !!!!! Et si j’arrives à financer le matos que j’aimerais, je vous promet de la 4k pour une production cinématographique !

Je vais vous emmener avec moi partout On va parler avion, transports logement, attractions de folies , rencontres mais aussi interviews d’acteurs du monde handicap New-Yorkais !

Je vais pas vous donner tout le programme mais je devrais vous emmener au sommet de l’Empire State Building, sur une tyrolienne géante entre deux montagnes , en croisière au pied de la Statue de la Liberté , manger des burgers de folies, nourrir les écureuils à Central Park, etc !

Bref des tonnes de bonnes vibes pour vous montrer le handicap sous son angle le plus fou !!!

Je vous partagerai toutes mes astuces pour un handi voyage le plus WTF !!!

Je vous donnerai tous mes bons plans pour pour dépenser le moins possible !

May 3 or May 18, I will be near the big Apple !! It’s a kid’s dream come true! And the experience will be more magical autan because I go solo but especially with audio-visual material to shoot Vlogs but especially! A LONG FORMAT !!!!! And if I manage to finance the gear I would like, I promise you the 4k for a film production!


I’ll take you with me everywhere We’ll talk about plane, transport housing, attractions madness, meetings but also interviews of actors of the world handicap New Yorkers! I will not give you the whole program but I should take you to the top of the Empire State Building, on a giant zip line between two mountains, cruising at the foot of the Statue of Liberty, eat burgers of madness, feed the squirrels in Central Park, etc! In short, tons of good vibes to show you the handicap under its most crazy angle! I will share all my tips for a handi trip the most WTF !!!


I will give you all my good tips to spend as little as possible!


Un petit tour à l’Ecole Supérieure du Digital de Lyon. Du 21 au 26 décembre ils vont travailler sur un projet handicap novateur!

Hello tout le monde !! 

Comme vous le savez j’adore partager mon savoir avec la nouvelle génération et au passage en apprendre aussi beaucoup d’eux !
Il y a quelques jours jours après Invitation de mon ami Eric Gaudet (enseignant) et de Yannick Bidet-Bertomier (responsable pédagogique), j’ai pu visité l’Ecole Supérieure du Digital.
J’ai à cette occasion rencontré les élèves en sessions de travail sur leurs projets concrets et j’ai été très agréablement surpris par la qualité des projets et de la philosophie que j’ai pu voir sur place : 

(suite…)

Le Chili épisode 2, Santiago , Parc d’attraction Fantasilandia !

Me voilà accueilli par les amis à l’aéroport de Santiago, la belle aventure commence !

 

C’est un immense plaisir que je les retrouve après plus de 10 mois de voyage à travers le monde pour eux et un de mes premiers voyages sac à dos à l’autre bout du monde pour moi.

Je parles très légèrement l’espagnol mais je n’ai jamais visité encore le Chili !

Le choix est fait de rejoindre le terminal des bus et taxis afin de nous diriger vers le centre de la ville qui se situe à 17 km. Pour des raisons économiques nous décidons de choisir la compagnie de bus qui nous ramène au plus proche de la location que nous avons obtenu sur airbnb. Pour ma part le dépaysement commence déjà, le bus n’est pas accessible mais pour autant je ne ressens aucune animosité de la part du chauffeur qui m’aurait déjà refusé à l’intérieur de ce dernier en France. On me laisse mettre mon fauteuil à l’arrière et on me laisse gentiment installer à l’intérieur du bus sans rien me dire.

Ces 20 minutes de trajet pour rejoindre le centre-ville de Santiago et la station centrale seront pour moi une source d’émerveillement et de dépaysement incommensurable. La banlieue et la ville de Santiago sont à mi-chemin entre la vétusté des infrastructures mais aussi la modernité des gratte-ciel.

Nous arrivons donc à la station centrale de Santiago, vestige d’une gare dont le pays n’est quasiment plus équipé de trains, il est 11 heures et nous ne pouvons entrer dans notre location Airbnb qu’à partir de 14 heures. Nous décidons donc d’aller manger un petit bout près du palais de la Comida et de procéder à notre premier retrait d’argent de pesos chiliens. Rapidement même avec nos cartes bancaires N26 nous nous apercevons qu’il n’est pas évident de trouver une banque qui accepte nos retraits sans des frais mirobolants.

Direction la Comida et son palais présidentiel pour enfin trouver un petit resto sympathique où nous pourrons manger notre première Empeñada, plat traditionnel chilien. Vient le moment de la note et le fameux pourboire appelé « propiña » qui consiste à systématiquement rajouter ce dernier directement inclus dans la note qui n’est pas obligatoire mais qui est vivement conseillé et apprécié. La note pour trois va être douloureuse, le restaurant coûte 18 € mais nous avons six euros supplémentaires de Propina que je vais accepter de payer sans rechigner ne connaissant pas les coutumes locales. Rapidement je vais comprendre que c’est un des seuls moyens pour les chiliens d’agrémenter un salaire bien bas dans le pays…

Après le repas en avant pour notre location un peu plus au sud ; à 500 m de l’université de Santiago du Chili, l’emplacement est juste parfait, cinq minutes à pied de la ligne de métro presque accessible et parfaitement central.

Raoul notre propriétaire nous accueil dans un appartement au cinquième étage accessible personnes handicapées avec le sourire. La nuit est pas cher nous avons deux chambres deux salle de bains une petite cuisine qui malheureusement n’est pas équipée convenablement et nous empêchera de cuisiner mais la location est propre et tout à fait satisfaisante pour quelques jours sur place avant de prendre la route.

Point positif le propriétaire décide carte à l’appui de noter tous les petits points d’intérets et représentatif de la la ville et de ses alentours, les transports, les restaurants, tous les points d’intérêt touristique, mais aussi les règles de sécurité.

Le reste de la journée consiste à nous installer confortablement pour digérer pour ma part les 24 heures de vol mais aussi le jet lag qui commence à se faire sentir..

Dimanche 16 septembre,
J’avais repéré plusieurs semaines à l’avance que Santiago avait quelque chose d’assez extraordinaire dans ce centre-ville : un immense parc d’attractions.

J’avais repéré aussi que les tarifs n’étaient pas si important que ça environ 20 € pour la journée et que ce dernier était accessible pour les personnes en fauteuil. Notre choix tout naturel avec Angélique et Rémi fan tout comme moi de parc d’attractions étais forcément d’aller passer une journée dans ce dernier.

Tout d’abord il fallait comprendre comment fonctionne les transports en commun de la ville composée je vous le rappelle de près de 9 millions d’habitants. Je me doutais que les transports n’allaient pas être accessibles. Mais avec l’aide de Rémi Angélique les choses sont devenues possibles… après avoir tant bien que mal acheter des billets de transport grâce à notre espagnol plus proche du chinois que de l’espagnol lui-même nous avons réussi à prendre la direction de Fantasilandia !

Ce parc d’attraction familial est situé dans le poumon vert de la ville de Santiago-du-Chili, le Parque O`higgins, mais aussi juste à côté de la plus grande salle de concert d’Amérique du Sud: la Movistar Arena..

Il y a des attractions à sensations mais aussi des attractions familiales et des spectacles. L’entrée m’est offerte en tant que personnes handicapées, Et dès mon entrée dans le parc je suis accueilli par un salarié de la structure qui me décrit attraction par attraction en fonction de mes capacités ce que je suis en mesure de faire de ne pas faire . Les choses sont claires dès le départ certaines attractions me seront refusées tandis que la très grande majorité me sera accessible.

C’est un parc propre où la jeunesse et les familles chiliennes se retrouvent pour passer du bon temps. Et nous en passerons tout autant. J’ai cette comparaison en tête de voir le parc qui est décrit dans le film le flic de Beverly Hills. Cela me donne exactement la même sensation. Un parc bon enfant, pas cher, et où chacun a sa place. De plus il n’a rien à envier aux grands parcs européens, il est très bien fourni. Et je me surprends à faire des attractions que je n’aurais jamais faites ici en Europe sans que cela ne pose aucun problème à qui que ce soit et les employés m’ont toujours aidé avec le plus profond respect à grimper dans telle ou telle attraction quand cela mettait 

techniquement impossible. J’ai passé une excellente journée !

À notre sortie du parc nous décidons de parcourir le Parque O`higgins, c’est un peu notre Parc de la Tête d’Or Lyonnais. Un lieu de rencontre pour toutes les familles mais aussi pour les gens qui auraient besoin de verdure. Nous y découvrirons de nombreuses échoppes et de vendeurs à la sauvette bon enfant. Et nous y couvrirons aussi des attroupements de plusieurs milliers de personnes qui font danser leurs enfants lors de battle de danses afin de leur faire gagner quelques CDs piratés. Ces attroupements créent instantanément chez les gens une vague de sourire et de partage sur fond d’humour et de performance artistique comme nous en aurions bien besoin ici.

Direction l’appartement pour un repos bien mérité et une journée qui nous a filé la banane !O

 

 

   

Un grand Handi-voyage à l’autre bout du monde: le Chili épisode 1, préparation et vol aller !

Comme vous savez j’adore voyager. Mais j’ai toujours voyagé par l’intermédiaire du vélo et de mes activités professionnelles dans un cadre prévu à l’avance. Les hôtels étaient toujours soigneusement bien réservés, mes itinéraires en fauteuil soigneusement sélectionnés pour être parfaitement accessibles et mon planning fignolé aux petits oignons pour que tout se coordonne parfaitement.

Il y a maintenant près de deux ans à la suite d’un petit message pour rechercher un de mes guides accompagnateur pour Disney. J’ai rencontré Angélique et Rémi avec qui j’ai eu l’occasion de passer une journée dans ce magnifique parc. Mais revenons à l’histoire du Chili, je savais qu’ils projetaient de partir faire un tour du monde. Et il y a maintenant un peu plus d’un an juste avant leur départ ils ont convié amis et familles pour partager une dernière journée avec leur cercle proche.
C’est à ce moment-là que j’ai pris la décision de les rejoindre un an plus tard au Chili pour partager ensemble la fin de leur tour du monde mais aussi un voyage pour moi quelque peu dépaysant.
Réservation de billets faîte. Il ne me reste plus qu’à préparer a minima ce voyage sac à dos sur l’épaule ou devrais-je dire sac à dos sur l’épaule du fauteuil.

(suite…)

J-21 avant un très beau voyage au Chili ! Le pays du Tourisme Inclusif !

Un nouveau pays au compteur à venir !  Une nouvelle culture à partager et surtout un tas de nouvelles rencontres  ! 
C’est comme ça que j’imagine impatiemment mon voyage au Chili pour 15 jours !

Point Important !! Le Chili à un modèle de tourisme qu’il appelle le tourisme inclusif qui a pour but de promouvoir le tourisme adapté à toutes à et tous.

Je dois retrouver sur place mes amis Angélique et Rémi qui sont partis faire un tour du monde pendant 12 mois. Peut -être qu’un jour ils écriront un livre sur leur périple 😉
Je dois aussi retrouver sur place toute une partie de ma famille que je ne connais pas encore ! 

Le programme n’est que partiellement défini car je voulais placer ce voyage sous un angle de la découverte improvisée : 

Une première semaine consacrée je pense à la découverte de Santiago , Valparaiso et Vina del Mar ! 


Je devrai aussi rencontrer la Croix Rouge Chilienne  pour une journée d’échange notre pratique du secourisme 
La deuxième semaine, je n’ai strictement rien prévu à part rencontrer ma famille à Puerto Montt, donc je vais me laisser par mes amis et nos rencontres !

J’ai partagé la vie de la sélection Roumaine durant le Mondial 98 !

Il fut un temps que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.
J’avais 16 ans et j’ai la chance sur ma commune d’avoir un hôtel quatre étoiles réputé. Ce dernier a accueilli pendant le mondial 98 la sélection nationale roumaine composée à l’époque du capitaine Gheorghe Hagi mais aussi des grands joueurs comme Popescu.. les passionnés de football sauront de quoi je parle.

C’est à force de faire le piquet pour voir les joueurs que j’ai d’abord rencontrés les journalistes présents sur place. Comme je parlais anglais ces derniers avaient un interprète tout prêt pour traduire lors des grands rendez-vous médiatiques au pied de l’hôtel des joueurs.
Puis un jour après un énième rendez-vous en bas de l’hôtel j’ai eu la chance de voir arriver le capitaine de l’équipe roumaine qui m’a gentiment remis ce ballon signé par l’intégralité de la sélection.

Quelle fierté à l’époque et qui perdure encore maintenant !
C’est un de mes plus beaux souvenirs sportifs #handimmersion.